Jeudi 25 juin
L'entretien Nathalie Roos : « Le Conseil est un outil de dialogue »
Rédigé par Chloé Boudon.
Pour Nathalie Roos, le Conseil métropolitain de l’Économie doit faire le pont entre entreprises et élus politiques (Crédit : Jérôme Dorkel, Strasbourg Eurométropole).
Après une carrière de 38 ans de cheffe d’entreprise et un poste de conseillère régionale d’Alsace en 2010, Nathalie Roos est à la tête du nouveau Conseil métropolitain de l’Économie, lancé au début du mois. L’Essentiel Strasbourg est allé à sa rencontre pour en savoir plus sur ce projet.
Comment est né ce tout nouveau Conseil métropolitain de l'Économie et à quoi sert-il ?
- « Lors des dernières municipales, je me suis positionnée en tant que soutien de Catherine Trautmann. Sa vision selon laquelle le développement économique doit être placé au centre d’un projet incluant la société et les entreprises me parle. Anne-Pernelle Richardot, vice-présidente de l'Eurométropole en charge du commerce, a souhaité créer un Conseil métropolitain de l'Économie, dont j’ai défini le concept avec l’aide de plusieurs chefs d’entreprise.»
- « C’est un outil de dialogue au service de la confiance entre les chefs d’entreprises et les élus, un pont entre les deux mondes. Comme chaque entreprise a son conseil d’administration, qui veille à ce que la structure prenne les meilleures décisions stratégiques pour les actionnaires, il faut s’imaginer que le Conseil métropolitain de l'Économie est un grand conseil d’administration, qui s’assure que l’Eurométropole a la bonne stratégie pour le développement, et apporte des résultats. »
Et concrètement, que se passe-t-il sur le terrain ?
- « Une grande enquête a été ouverte le 9 juin dernier à destination des chefs d’entreprise du territoire. L’objectif est de récolter leur vision sur les principaux points de blocage à la réussite des entreprises, et les principales sources d’opportunités, la capacité d’attirer des talents. Nous avons déjà eu près de 1100 répondants. Sur la base de ces remontées, nous déterminerons cinq priorités pour débloquer et cinq priorités pour réussir. »
- « Ces décisions formeront le socle du programme économique. Nous organiserons une grande réunion par trimestre, en réunissant autour de la table tous les représentants de l’écosystème, que ce soit les dirigeants, les différentes Chambres, les syndicats professionnels, le monde bancaire, les fonds d’investissement, mais aussi les jeunes actifs, les universités, les start-up et bien d’autres. Nous allons également composer un petit comité stratégique pour coordonner tout ça, d’une douzaine de membres maximum, et plusieurs chefs d’entreprise se sont déjà portés volontaires. »
Avez-vous déjà une idée des grands axes de travail dans les mois à venir ?
- « Je ne souhaite pas répondre avant la réalité des retours de l’enquête, mais nous savons déjà que nous avons des atouts exceptionnels qu’on va pouvoir utiliser dans cette stratégie de développement, que ce soit l’Europe, la position stratégique transfrontalière de l'Eurométropole, et des domaines d’excellence au cœur de l’actualité comme les nouvelles énergies, les nouvelles mobilités, l’intelligence artificielle et La Défense. »
- « On sait aussi que pour être attractive, une entreprise a besoin des bons talents, et que cela passe par le développement des universités, du lien entre l'Université, les grandes écoles mais aussi les entreprises. Et ce sont des sujets sur lesquels on va se pencher. »
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