Mardi 14 octobre
Pouvoir créer son entreprise à Toulon d'où que l'on vienne
Rédigé par Jessica Chaine
L'Adie fonctionne aussi grâce à des bénévoles qui s'engagent dans l'accompagnement des entrepreneurs (crédit : Adobe Stock).
Des rendez-vous dédiés aux entrepreneurs de nationalité étrangère sont proposés jusqu'à vendredi par l'Association pour le droit à l'initiative économique.
Pourquoi on en parle ?
- L'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) dont la mission est d'aider les personnes qui souhaitent créer ou développer une entreprise, organise une semaine dédiée à l'information des porteurs de projets étrangers.
- Pour l'occasion, plusieurs rendez-vous sont organisés, dont 1 atelier à Toulon, ce matin, d'ores et déjà complet mais aussi des conférences en ligne pour lesquelles il reste des places, demain et vendredi.
- Données en langue française mais aussi en anglais, en espagnol ou en arabe, elles portent sur les offres de financement de l'association et les conseils pour entreprendre.
Pour bien comprendre
- Les services de l'Adie « s'adressent exclusivement aux personnes qui n'ont pas accès aux crédits bancaires classiques », précise Jennifer Souchon, directrice territoriale adjointe. « Elles peuvent prétendre à un prêt allant jusqu'à 12 000 € sur 36 mois. »
- « Lors de l'étude d'un dossier, le projet est important, bien sûr », souligne-t-elle. « Mais l'envie et la détermination jouent plus encore. »
- Ainsi, dans le Var, 300 entrepreneurs sont accompagnés chaque année dans les secteurs du bâtiment, du commerce, de la restauration ou encore du service à la personne.
Décryptage
- Au niveau national, 1 personne sur 5 financée par l'Adie est de nationalité étrangère. Elles sont originaires de 130 pays majoritairement situés sur le continent africain.
- 90 % d'entre elles estiment que l'Adie a joué un rôle essentiel dans la concrétisation de leur projet.
- « Pour elles, en plus des barrières habituelles liées au manque d'expérience ou à l'absence de fonds propres, il faut lever un certain nombre de freins liés à la langue mais aussi aux démarches administratives », ajoute Jennifer Souchon.
- Mais la persévérance paye. Le taux de pérennité des entreprises créées en France par des étrangers est de 82 % à 2 ans et de 79 % à 3 ans.
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