Saimi Barragan : « Aider les entrepreneurs à ne pas galérer »
À l'occasion de l'événement de ce début d'année pour la French Tech Toulon, ce soir au cœur de Chalucet - ouvert à tous et gratuit sur inscription -, son nouveau président, Saimi Barragan, fondateur de la société Startmining, répond aux questions de l'Essentiel Toulon.
Comment devient-on président de la French Tech Toulon ?
« À la French Tech, c'est le board qui élit le président. Il est composé de profils divers, de chefs d'entreprise, en activité ou à la retraite, de startupers mais aussi de membres de TVT Innovation. Alors ce qu'il faut, d'abord, c'est d'en être, et d'être crédible en son sein. Pour ma part, je n'avais pas du tout l'intention, ni l'ambition d'être président de la French Tech Toulon. Cela s'est fait par des regards extérieurs et par ma volonté, depuis 3 ans maintenant, de soutenir l'économie locale par des événements porteurs. Avec un objectif : aider les entrepreneurs à ne pas galérer, comme moi j'ai galéré pendant 7 à 8 ans. »
Justement, quel est votre parcours ?
« Lorsque j'ai créé ma boîte, c'était pour survivre. J'étais au pied du mur. J'avais démissionné parce que je sentais qu'autre chose que mon métier dans le secteur de l'énergie m'attendait. Je n'ai pas eu le droit au chômage, ni à aucune aide. Il fallait donc que je travaille, et vite. Et c'est là, en cherchant partout comment gagner ma vie sur internet, que j'ai découvert le minage des crypto-monnaies. Cela a changé ma vie. J'ai d'abord conseillé des amis qui sont devenus des clients, et c'est ainsi que l'entreprise est née, à La Seyne-sur-Mer. Depuis, il y a eu de belles réussites et de nombreux périples. »
C'est pour cela que vous souhaitez aider à votre tour ?
« Assurément. Qui comprend un malade sinon un autre malade ? Il faut soutenir les entreprises qui y croient. D'autant que nous allons, je pense, entrer dans des politiques d'austérité. Mais nous n'avons pas le temps d'être pessimistes. Il faut agir. »
Quelles sont vos priorités ?
« Ce qu'il est important de rappeler, c'est que la French Tech Toulon est au service des entreprises, de la métropole et de tout le Var, et non l'inverse. Ce sont elles qui légitiment le label. Certaines sont identifiées mais d'autres pas encore. Il faut repérer les start-up à haut potentiel de croissance, d'abord. Ensuite, il faut les fédérer et, bien sûr, les accompagner. D'autres entreprises peuvent bien sûr rejoindre le réseau. J'invite les personnes intéressées à venir ce soir à notre événement. Il suffit de s'inscrire. »
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