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Vendredi 10 octobre

La protection de l'environnement dans l'objectif de Thierry Cohen

Rédigé par Jessica Chaine
C'est la première fois qu'autant d'œuvres de cette série sont rassemblées dans une exposition (crédit : Thierry Cohen, Carbon Catchers #10).

L'exposition « Carbon Catchers » du photographe Thierry Cohen est à découvrir dès demain et jusqu'au 29 mars 2026 à la Maison départementale de la nature du Plan à La Garde. À l'occasion du vernissage, ce vendredi à 11h, l'artiste répond aux questions de l'Essentiel Toulon. 

Quand et comment avez-vous commencé la photographie ? 

  • « J'ai eu la chance de pouvoir commencer très tôt la photographie avec un père qui m'a ouvert à cette pratique d'un point de vue technique », raconte Thierry Cohen.
  • « Et quand je dis que je suis autodidacte, c'est parce que je n'ai pas fait d'école d'art. D'ailleurs, ça n'existait même pas pour la photographie. »
  • « J'ai commencé comme assistant puis j'ai travaillé longtemps à la commande, notamment pour des architectes. Je réalisais aussi beaucoup de portraits d'artistes. »
  • « Dès le début, et pendant toute cette période, je me suis formé aux technologies numériques, aux premiers logiciels de traitement d'images. Pour moi, c'est un outil qui permet d'injecter du sens à mon travail personnel et artistique sur lequel je me suis concentré à partir de 2006. »

Pour transmettre quel message ? 

  • « Ce qui m'intéresse, globalement, c'est la place de l'homme dans son environnement. C'est d'alerter sur les conséquences de notre mode de vie, à la fois sur notre environnement, sur la biodiversité mais aussi sur nous-mêmes, sur notre santé. »
  • « Pour cela, j'ai fait plusieurs séries, « Bugs », qui faisait un parallèle entre la diversité des insectes et notre propre diversité en tant qu'être humain. Et puis « Binary Kids », qui était une interrogation sur le devenir d'enfants dans un monde de technologies numériques. »

Et avec « Carbon Catchers » ? 

  • « Le titre de cette série est une évocation du dreamcatcher, l'attrape-rêves que les Amérindiens considèrent comme étant un filtre qui conserve les belles images et qui filtre les cauchemars. Je trouvais intéressant de faire ce parallèle avec les forêts qui, elles aussi, jouent un rôle de filtre. »
  • « Les forêts sont une lisière qui empêche la transmission de certaines maladies des animaux à l'espèce humaine. C'est un monde qu'il faut préserver. »
  • « Je fais aussi le parallèle avec un travail antérieur qui s'appelait « Villes éteintes » où j'alertais sur la disparition de la nuit et sur les conséquences de la pollution lumineuse. »
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