Mercredi 19 novembre
L'ode à la nature de Sebastião Salgado à voir près de Toulon
Rédigé par Eléonore Merlin
Manchots à jugulaire photographiés sur les Îles Sandwich du Sud en 2009 (crédit : Sebastião Salgado).
À La Seyne-sur-Mer, la Villa Tamaris met à l’honneur le photographe franco-brésilien, Sebastião Salgado, disparu cette année. Vous pouvez réserver aujourd'hui pour une visite commentée.
Que regarder
- Sebastião Salgado est connu pour ses grands formats, toujours en noir et blanc. Pendant une partie de sa carrière, il a couvert des guerres, notamment celles du Rwanda et de l’ex-Yougoslavie, avant de se consacrer à la photographie de la nature.
- L’exposition nous présente son dernier projet, intitulé « Genesis », pour lequel il a cherché à immortaliser des lieux de notre planète restés intacts.
- L’entrée est gratuite, du mercredi au dimanche de 13h30 à 18h30. Une visite guidée et des ateliers créatifs sont possibles sur réservation au 04 94 06 84 00.
En détail
- « Mon but n’était pas d’aller là où l’homme n’avait jamais pénétré, même si la nature encore sauvage se trouve généralement dans des lieux assez inaccessibles, mais je voulais simplement montrer la nature dans sa splendeur partout où je pouvais la trouver », a déclaré le photographe.
- L’exposition nous fait ainsi voyager des endroits les plus reculés d’Afrique et d’Asie, en passant par l’Antarctique, l’Arctique et le Groenland.
- Le résultat est saisissant. Les clichés exposés, sublimes, nous font voyager dans des espaces encore sauvages et préservés.
- Glaciers immenses, eaux calmes ou mer déchaînée, aspérités rocheuses, végétation, pelages et écailles d’animaux… Le génie du photographe capte notre regard avec des contrastes, des effets de lumière et un rendu des textures impressionnant.
Pourquoi c’est important
- Décédé en mai dernier à l’âge de 81 ans, Sebastião Salgado avait derrière ce projet l’ambition de sensibiliser le monde à la préservation de la nature.
- À la fin de la visite, quelques panneaux expliquent le travail de sa fondation au Brésil où, avec sa femme, il a réussi à faire replanter 2 millions d’arbres de 300 espèces différentes.
- Une exposition à ne pas manquer pour admirer notre planète sous tous les angles et réfléchir sur sa fragilité. Elle dure jusqu'au 11 janvier 2026.
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