Une nouvelle exposition à la Maison du cygne à Six-Fours-les-Plages
À la Maison du cygne à Six-Fours-les-Plages, l'exposition « Alter Ego », à voir jusqu'au 29 mars, met en lumière le travail d'Olivier Gourvil. L'artiste, qui travaille entre Paris et la Normandie, a répondu aux questions de l'Essentiel Toulon.
Comment qualifiez-vous votre travail ?
« On qualifie parfois mon travail d'abstrait. Mais beaucoup de commentateurs considèrent que des figures y émergent aussi. Donc, on pourrait dire, s'il faut vraiment choisir des catégories comme celles-ci, qu'il se situe un peu entre la figure et l'abstraction. Des champs qu'on a souvent opposés. »
Quel est votre processus de création ?
« Mon travail est essentiellement basé sur des dessins. Mais quand on voit mes tableaux, il y a aussi des couleurs extrêmement présentes, assez vives, avec une intensité lumineuse. Je travaille aussi par masquage, avec du ruban adhésif. Ainsi, je définis des zones de façon précise mais je fais aussi une partie du travail à l'aveugle. Cela crée un effet de surprise. D'autant que j'utilise de façon presque systématique, mais pas totalement, la peinture acrylique et la peinture à l'huile qui n'ont pas du tout les mêmes propriétés. Et je travaille aussi avec des épaisseurs. »
Quelles œuvres présentez-vous à Six-Fours-les-Plages ?
« Le choix a en partie été guidé par les lieux, la Maison du cygne, mais aussi par le fait que j'organise, quasi-simultanément, dans la galerie Larock-Granoff qui me représente à Paris, une autre exposition. Après une visite de repérage avec le commissaire d'exposition, Gilles Altieri, nous avons eu des échanges extrêmement fructueux et intéressants. Je voulais montrer mon travail récent mais aussi des réalisations plus anciennes, pour que le public puisse mesurer l'évolution. Et des dessins, aussi. »
Ainsi qu'une création in situ ?
« Effectivement. Je fais une œuvre que j'appelle « Dessin fantôme » avec des adhésifs, que j'enlève ensuite. C'est le dessin d'une peinture absente qui a été achetée par un collectionneur. Je n'ai plus le tableau mais j'en réalise le dessin. C'est une sorte de boucle de mon processus créatif. »
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