Mercredi 1 octobre
Quel record a été établi par le bathyscaphe de Toulon ?
Rédigé par Eléonore Merlin
Le Musée national de la Marine a annoncé travailler sur un projet de rénovation du bathyscaphe FNRS III (crédit : Musée national de la Marine / C. Abramatic-Lombart).
Avec ses couleurs rouge et jaune, le bathyscaphe « FNRS III » qui trône dans les jardins de la Tour Royale est bien connu des Toulonnais. Du moins de vue… Car qui se souvient encore de son incroyable record, établi il y a un peu plus de 70 ans ?
De quoi parle-t-on ?
- Le « bathyscaphe », mot forgé à partir du grec « bathus », signifiant profond, et « scaphé », barque, est le premier engin d’exploration des profondeurs sous-marines. Il a été mis au point par Auguste Piccard, un inventeur suisse, ayant inspiré le célèbre professeur Tournesol à Hergé.
- En 1948, son premier bathyscaphe effectue une plongée sans équipage, au Cap vert. C’est un demi-succès puisqu’il atteint 1 380 mètres de profondeur, mais revient très abîmé par la houle.
- À partir de ses travaux, la Marine nationale, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Fonds national de la recherche scientifique belge (FNRS) construisent un nouveau modèle à l’arsenal de Toulon. En 1953, le bathyscaphe baptisé « FNRS III » est fin prêt à plonger dans les abysses.
Ça donne quoi ?
- 2 hommes montent à bord. Il s’agit de Pierre Willm, ingénieur du génie maritime et Georges Houot, le commandant. Après plusieurs descentes, à 750 mètres, puis à 1 500 mètres et 2 000 mètres, ils sont prêts à tenter ce que personne n’a jamais réalisé avant eux.
- Au large de Dakar (Sénégal), le 15 février 1954, le FNRS III s’enfonce dans les profondeurs et atteint 4 050 mètres sous l’eau. C’est un record mondial très médiatisé à l’époque, et un grand succès pour la Marine nationale.
- Même si ce record est battu 6 ans plus tard, le bathyscaphe de Toulon a bien une place importante dans l’histoire de l’exploration sous-marine.
- Aujourd’hui, sa coque est en mauvais état, exposée depuis trop longtemps au mistral et aux embruns. Le musée national de la Marine vient d’annoncer son intention de le restaurer et peut-être de le faire déménager. En attendant, il est toujours temps d’aller l’admirer, dans les jolis jardins de la Tour Royale.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Toulon