L'entretien : « Nous avons fait le choix de la société portuaire »
Le mois dernier, la Métropole Toulon Provence Méditerranée a acté la création d'une société portuaire pour la gestion, l'exploitation et l'aménagement du port de commerce Toulon-La Seyne. Robert Cavanna, président du conseil d'administration de cette instance, répond à l'Essentiel Toulon.
Qu'est-ce qui a motivé la création d'une société portuaire ?
« La concession pour la gestion et l’exploitation du port de commerce de Toulon avait été attribuée par l'État à la Chambre de commerce et d’industrie du Var en 1956. Cette concession prenant fin au 31 décembre 2026, et la Métropole Toulon Provence Méditerranée étant, entre-temps, devenue propriétaire des installations portuaires civiles, nous nous sommes interrogés quant aux modalités de gestion du port de commerce. Différentes options s'offraient à nous comme la régie directe ou une concession classique dans le cadre d'une procédure de délégation de services publics. Mais nous avons fait le choix de la société portuaire, qui réunit aujourd'hui la Métropole Toulon Provence Méditerranée, qui est l'actionnaire majoritaire, la Chambre de commerce et d'industrie du Var, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Conseil départemental du Var. Une solution qui répond aussi aux enjeux liés à la construction des installations liées au futur porte-avions. »
Comment va-t-elle fonctionner ?
« Le premier conseil d'administration doit se tenir mercredi 21 janvier. Il va notamment permettre d'installer des organes à l'intérieur de la société portuaire comme le comité des partenaires qui sera un organe consultatif au sein duquel siégeront des représentants des 3 communes concernées, c'est-à-dire Saint-Mandrier-sur-Mer, La Seyne-sur-Mer et Toulon, ainsi que la Marine nationale. Mais aussi une commission des marchés et un comité de contrôle. Cette première réunion est aussi nécessaire pour voter un budget, prendre un certain nombre de mesures et notamment passer des marchés d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour commencer les études liées aux investissements que l'on veut faire sans perdre de temps. »
Quels seront les premiers investissements ?
« L'enveloppe prévisionnelle d'investissement sur la future concession, prévue pour durer 40 ans à partir de 2027, est d'environ 150 millions d'euros. Une première phase doit être mise en œuvre avec environ 35 millions de travaux. Il s'agit d'aménagements visant essentiellement à renforcer l'attractivité du site de Brégaillon au niveau du fret. Mais aussi permettant d'améliorer l'accueil de bateaux de grande plaisance à La Seyne-sur-Mer. »
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