Lundi 18 mai
Charles-de-Gaulle : un quart de siècle au service de la France
Rédigé par Jessica Chaine
La totalité des métiers de la Marine nationale - à l'exception des plongeurs-démineurs - sont représentés à bord du porte-avions (crédit : Marine nationale / Défense).
Il y a 25 ans, le 18 mai 2001, le porte-avions français était admis au service actif. L'occasion de revenir sur l'histoire et les caractéristiques exceptionnelles de ce bâtiment de la Marine nationale dont le port d'attache est Toulon.
Ce qu'il faut savoir
- Commandé par le Gouvernement français, la construction du porte-avions Charles-de-Gaulle débute en 1987 à Brest.
- Elle s'étale sur de nombreuses années marquées par des étapes importantes, comme son lancement, le 7 mai 1994, ou son admission au service actif, le 18 mai 2001.
- Une date symbolique pour le fleuron de la Marine nationale française validant son admission dans les forces militaires depuis Toulon, son port d'attache, après de nombreux essais et la résolution de diverses difficultés techniques.
En chiffres
- « La superficie du pont d'envol du porte-avions, c'est 2 hectares de territoire français », indique le capitaine de frégate Benjamin, ingénieur-atomicien qui cumule de nombreuses années au service de ce bâtiment de la Marine, qu'il connaît parfaitement et qu'il aime décrire en « termes civils ».
- « Il comprend 1 aéroport international, un hôtel-restaurant pour près de 2 000 personnes et 2 réacteurs nucléaires capables de produire de l'électricité répondant aux besoins d'une ville de 30 000 habitants. »
- Le Charles-de-Gaulle est en effet un porte-avions disposant d'une propulsion à énergie nucléaire. « Cette technologie est fondamentale pour les porte-avions dont l'objectif est de durer en mer. Le Foch et le Clemenceau étaient obligés de se ravitailler tous les 3 jours. Pour le Charles-de-Gaulle, c'est tous les 10 jours. »
- Concernant sa vitesse, elle peut monter jusqu'à 27 nœuds. « C'est l'équivalent, à peu près, de 50 km/h », précise le marin. « Cette vitesse-là, en créant un vent nécessaire, conditionne le décollage des avions en toute sécurité. »
Et après ?
- Le Charles-de-Gaulle a encore de belles années devant lui. Son remplaçant, le France libre, actuellement en construction près de Nantes, ne devrait entrer en service qu'en 2038.
- Ce navire militaire, décrit comme le plus grand bâtiment de guerre jamais construit en Europe, va peser 77 000 tonnes contre 42 000 pour l'actuel et pourra également embarquer 40 aéronefs.
- Lui aussi sera basé à Toulon, ce qui implique de grands travaux d'aménagement de la rade.
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