4 questions à Philippe Granarolo, passeur de philosophie 🎤
À la fois philosophe, écrivain et conférencier, Philippe Granarolo se met dans la peau des grands penseurs pour mieux éclairer notre époque. C'est ce soir, à La Garde.
Pouvez-vous présenter les soirées « Agora d'été » ?
« Ces soirées avaient existé dans les années 2000. Après la pandémie de Covid-19, j'ai eu envie de les relancer. Pour cela, j'ai créé l'association Les agoras 83 qui m'a permis de proposer de nouveau mes services à la municipalité de La Garde - il a longtemps été adjoint au maire, NDLR. Elles ont redémarré en 2023 sous le nom « le coaching des philosophes » bien que ce n'en soit pas vraiment un. Mais si je parle de coaching, c'est parce que je me sers des philosophes comme des guides. Mon but est de rendre la philosophie accessible, bien sûr, mais aussi et surtout de montrer que les grands philosophes peuvent nous éclairer. Pour cela, je me mets dans la peau de ces derniers, une démarche un peu « mégalo » mais qui plaît. »
À qui s'adressent-elles ?
« Elles sont accessibles à tous et gratuites. Les auditeurs y viennent pour se cultiver et réfléchir. Ce soir, mon propos se penche sur la pensée d'Hegel. Je l'ai choisi parce que c'est un grand philosophe de l'histoire qui a une théorie intéressante sur le mouvement du monde et des sociétés... C'est là-dessus que je vais essayé de réfléchir. Ce qui m'intéresse, ce sont les contenus intemporels de la pensée des grands philosophes. Le fait qu'ils nous donnent des armes utiles à notre époque. »
Après Rousseau et Hegel, place à Sartre ?
« La dernière soirée, lundi 28 juillet, sera en effet consacrée à Sartre. Un philosophe que je n'aime pas tellement mais je vais faire des efforts ! Je vais me concentrer sur le Sartre de l'existentialisme, de la liberté, de l'engagement... »
Et les femmes philosophes ?
« C'est vrai qu'elles sont absentes de la programmation. Cela m'a été reproché, à juste titre d'ailleurs. Je ne suis pas entièrement responsable de cela car les femmes philosophes sont moins nombreuses. Mais tout de même, elles existent et si je continue l'an prochain, je veillerais à leur faire une place. »
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