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Mercredi 1 octobre

Rencontre avec l'auteur hyérois à succès Julien Sandrel 

Rédigé par Jessica Chaine

Le nouveau roman de Julien Sandrel, Le jour où Rose a disparu, sort aujourd'hui aux éditions Harper Collins. Il se déroule dans la métropole toulonnaise. 

Pouvez-vous nous présenter ce livre ? 

  • « Le jour où Rose a disparu, c'est l'histoire de 2 femmes. D'un côté, on a Aïda, qui intègre en tant que salariée la Maison des femmes de Toulon, un lieu qui n'existe pas dans la vraie vie dans cette ville mais qui existe dans une trentaine d'autres. »
  • « Et de l'autre côté, on a Rose, qui se réveille dans un hôpital de Bruxelles en ayant complètement perdu la mémoire. Elle ne se souvient absolument plus de qui elle est, ni de ce qu'elle a vécu. »
  • « Toutes les 2 ne se connaissent pas du tout, elles ne se sont jamais rencontrées et elles sont loin d'imaginer à quel point leurs destins sont en réalité totalement liés. »

Pourquoi avoir choisi Toulon comme décor ? 

  • « Je suis né à Hyères et j'y ai grandi. Et dans tous mes romans, sauf un, il y a toujours un clin d'œil à cette ville. »
  • « Là, pour mon 8e roman, c'est la 1re fois, finalement, que je prends le lieu que j'aime le plus au monde comme décor. »
  • « Même si je vis depuis 1999 à Paris, j'ai ma famille ici, ce qui me permet de revenir souvent. »

Et pourquoi aborder les violences faites aux femmes ?

  • « J'avais envie de traiter ce sujet depuis longtemps parce qu'il nous touche absolument tous. Les chiffres sont vertigineux, puisqu'on parle de 300 000 femmes victimes de violences intra-familiales chaque année, donc autant, voire même beaucoup plus, d'enfants concernés. »
  • « J'ai une fille de 13 ans et, honnêtement, je ne peux pas me résoudre à ce qu'elle vive et qu'elle grandisse en tant qu'adulte dans un monde qui continue de détourner massivement les yeux. »
  • « Beaucoup de personnes m'ont encouragé dans cette démarche, notamment Alexandra Lamy, qui est très engagée dans cette cause et qui m'a permis de rencontrer Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue et fondatrice de la 1re Maison des femmes à Saint-Denis. »  
  • « Elle m'a ouvert grand les portes de sa structure et, par ricochet, de toutes les autres en France et en Belgique. Ainsi, j'ai pu discuter avec des personnes impliquées dans la lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que des victimes. Cela m'a aidé à ancrer mon roman et mes personnages dans la réalité. »

Venez-vous bientôt à la rencontre des lecteurs varois ? 

  • « Bien sûr ! Ma 1re dédicace dans le Sud sera à Hyères, à la librairie Olbia, le samedi 25 octobre. »
  • « Je serai ensuite à Toulon pour la Fête du livre du Var, en novembre. »
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