Le skipper hyérois Pierre Quiroga prêt pour la Transat Café L’Or
Le skipper hyérois, profondément attaché à sa commune et à la Méditerranée, se prépare à prendre le départ, dimanche, de la Transat Café L’Or.
La Capte, son port d'attache
Pierre Quiroga n'a que 4 mois lorsque son père, militaire, est muté à Toulon et que la famille s'installe dans la baie des îles d'Or. « Je ne suis donc malheureusement pas né à Hyères-les-Palmiers », sourit-il. « Mais cette ville est la mienne. Je suis résident annuel à La Capte et j'ai toujours tapé des pieds et des mains pour ne pas déménager en zone bretonne. » C'est dans ce cadre magnifique, dès son plus jeune âge, qu'il découvre la navigation. « Nous avions un catamaran familial et, l'été, nous vivions à bord de ce bateau sur lequel il y avait un petit Optimist. Mes parents me faisaient confiance. Ils me laissaient partir de la crique et c'est comme ça que j'ai tiré mes premiers bords. »
Le changement de cap
Sans plus lâcher la barre, il fait ses armes dans les clubs locaux, du Cercle d’organisation de yachting de compétition hyérois (Coych) au Yacht-club de Toulon en passant par le Yacht-club londais. Il intègre le Pôle espoir d'Antibes puis le Pôle France à Marseille en olympisme. Il a 23 ans, en 2015, lorsqu'il décide de changer de cap et se lance dans la course au large. Et, en 2021, remporte la Solitaire du Figaro. « C'est assez inhabituel pour les Méditerranéens puisqu'ici la culture est très tournée vers la voile olympique et beaucoup moins vers la course au large », constate-t-il. « D'ailleurs, dans le Sud, je me présente en tant que voileux alors qu'en Bretagne, je suis skipper. »
Son plan de navigation
C'est à bord du bateau Wewise, qu'il s'apprête à prendre le départ de la Transat Café l'Or, au Havre, dimanche. « C'est ma 2e en Ocean Fifty. Ce sont des bateaux extrêmement rapides », précise-t-il. « Les seuls qui peuvent complètement chavirer. » Son objectif ? « Le premier, c'est déjà d'arriver », indique-t-il. « Puisque l'histoire nous montre que ce n'est pas évident de traverser l'Atlantique sur ces bateaux engageants. Et le deuxième, c'est de rentrer dans le top 5. Ce serait vraiment une belle performance pour une première demi-saison à bord de ce bateau. » Cette course est aussi une étape dans son « objectif ultime, plus personnel » qui est la Route du Rhum l'année prochaine. « Avec une vraie ambition de victoire », ajoute-t-il. Et, bien sûr, continuer à représenter fièrement la cité des Palmiers.
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