Charles Berling va quitter la direction de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté
À l'occasion de la soirée de clôture des 60 ans de Châteauvallon ce soir - déjà complète -, Charles Berling, directeur de la Scène nationale, répond aux questions de l'Essentiel Toulon.
Que retenir de cette année anniversaire ?
« Il faut en retenir que cette utopie réaliste et idéaliste fondée par les 2 couples Paquet et Komatis, devenue une réalité qui a tenu pendant 60 ans, doit continuer. Durant cette année, nous n'avons cessé de dire que nous pensons aux 60 ans à venir de Châteauvallon. Que, plus largement, les services culturels, la pensée, le supplément d'âme que cela suppose et le lien social que cela crée... Il faut le faire perdurer. Et que nous, nous construisons des choses dans ce sens-là. Nous ne nous arrêtons pas, peu importe les aléas. »
Le public a-t-il été au rendez-vous ?
« De ce point de vue-là, ça a été très réussi. La programmation a suscité l'intérêt et la participation de beaucoup de monde, du quartier, d'Ollioules, de la métropole et d'ailleurs ! Les gens se sont retrouvés et mélangés et cela me rend fier. C'est cela qui fait la force et la nécessité de ces lieux. Il y a eu tellement de moments touchants, passionnants... ».
Vous avez annoncé votre prochain départ à la retraite. Une décision difficile à prendre ?
« 15 ans, ce n'est pas rien. C'est une page de ma vie extrêmement forte qui se tourne. Et depuis que j'ai annoncé cette décision, je pleure beaucoup. Même si cela fait un petit moment que j'y réfléchis, le fait de formuler cette décision, c'est devenu une réalité. Mais ce n'est pas pour tout de suite, ce sera en août 2026. En ce moment, nous travaillons avec l'équipe à la saison 26-27 dans laquelle je jouerai. Donc ce n'est pas pour moi un adieu, ni à Toulon, ni à la Scène nationale. »
Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?
« C'est l'idée qu'après 15 ans, un poste de direction comme celui-là doit changer de main. Qu'il faut une régénérescence pour ce lieu à travers une nouvelle direction. Et puis le besoin, aussi, de quitter cette double casquette d'artiste et de directeur, qui est à la fois une grande joie et une responsabilité joyeuse mais aussi une charge dans les moments difficiles. Donc voilà, c'est un choix de vie aussi. Avec l'envie de tourner et de jouer davantage et de retrouver ma liberté. De pouvoir m'exprimer sans mettre en jeu mes employés. Et d'avoir du temps pour partir en bateau avec mes copains marins. »
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