Danièle Masse, des lettres à la bande dessinée
Danièle Masse, docteure en lettres et auteure, vit entre Toulon et le Maroc. Elle a publié fin 2025 chez Delcourt une bande dessinée sur le conflit israélo-palestinien.
Les débuts
Danièle Masse est Toulonnaise. « Née à Toulon, comme ma mère », précise-t-elle, très attachée à cette ville où elle a grandi et où ses enfants habitent encore. Elle commence sa carrière au service technique de Var-matin avant de reprendre des études de lettres à 28 ans, à l’issue desquelles elle défend une thèse intitulée « Les voyages d’Isabelle Eberhardt en Algérie et d’Ella Maillart en Asie Centrale ». « Au départ je pensais m’orienter vers des études d’histoire, mais il y avait trop de géographie, et ça ne m’intéressait pas », glisse-t-elle. Elle a été chargée de cours à l’Université de Toulon, où elle enseignait Le Voyage en Orient aux XVIIIe et XIXe siècles, et a publié plusieurs biographies.
Le tournant
C’est un de ses anciens voisins, directeur de relations chez Delcourt qui l’entraîne sur la voie de la bande-dessinée. « Je lui ai parlé de la relation que j’avais avec Gisèle Halimi. C’est lui qui m’a dit qu’il trouverait intéressant d’en faire une BD », raconte Danièle Masse, qui s’est alors renseignée sur l’écriture de scénario. C’est un genre qui l’amuse beaucoup, très riche en travail préparatoire. « La recherche c’est vraiment mon truc, ce que j’aime le plus dans le travail littéraire », précise-t-elle.
Un ouvrage instructif
Son dernier livre, Les Origines du conflit israélo-arabe (1870-1950), paru fin 2025, est « plus un roman graphique qu’une BD ». Il s’appuie en grande partie sur le Que sais-je ? rédigé par Georges Bensoussan, leur « caution historique ». « Le sujet m’intéressait depuis longtemps, je suivais l’actualité, j’étais très renseignée », souligne l’auteure, qui a écrit entièrement le scénario. L’illustration a été confiée à la dessinatrice serbe Yana Amadovic, à qui elle a fourni ses recherches iconographiques. « Pour expliquer la situation, on a eu besoin de développer des détails essentiels. C’est une histoire complexe qui se complexifie, un sujet sans fin hélas », conclut-elle.
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