Luc Patentreger, artiste et auteur engagé
Le président du festival « Femmes ! » vient de publier un livre dans lequel La Seyne-sur-Mer est le personnage principal.
Les débuts
Originaire de Paris, Luc Patentreger découvre le Var au début des années 80, à la fin de ses études de médecine. « J'ai fait mon service militaire à l'arsenal », raconte-t-il. « Et puis j'y ai rencontré mon épouse. Je n'en suis plus parti. » Il s'installe alors comme médecin, un métier qu'il exerce avec passion jusqu'à sa retraite, il y a 5 ans. « J'ai suivi le seul conseil venu de mon père qui m'a dit : si tu deviens peintre, tu ne pourras pas soigner les gens, mais si tu deviens médecin, tu pourras peindre. »
Le déclic
En 1985, il assiste à la fermeture des chantiers navals seynois. « Dans mon cabinet, j'ai vu les conséquences économiques, sociales et sanitaires de cette crise », raconte-t-il. « Et j'ai pensé qu'il ne fallait pas que je reste un prescripteur d'antidépresseurs. » C'est à ce moment-là que remonte l'origine de ce récit, « pour laisser une trace », mais aussi pour clamer son amour pour cette ville et les gens qui y vivent, de Berthe à Mar Vivo.
Et après
Intitulé La Seyne, la mer, cet ouvrage, disponible dans toutes les librairies seynoises (éditions Cité conviviale, 15 €), est « l'histoire d'une ville qui prend la parole pour se raconter, décrire sa relation forte à la mer et le cap qu'il faudrait prendre pour relever les défis écologiques. » Hybride, c'est à la fois un recueil historique et un plaidoyer en faveur de la Méditerranée et de l'écologie. « La transition écologique est urgente et vitale », insiste cet optimiste qui se définit comme « écologiste, féministe ouvert, universaliste et humaniste. » Des valeurs qu'il apprécie partager avec le plus grand nombre, depuis toujours. D'abord comme médecin, puis comme artiste et, depuis plus de 20 ans, avec le festival « Femmes ! ».
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