Mercredi 5 novembre
Cancers masculins : les Toulonnais doivent se faire dépister !
Rédigé par Jessica Chaine
Les hommes, surtout après 50 ans, doivent consulter ! (crédit : Adobe Stock).
La Polyclinique des Fleurs à Ollioules s'investit dans la prévention à l'occasion du mois de sensibilisation contre les cancers de la prostate et des testicules.
Pourquoi on en parle ?
- Avec le mouvement « Movember », le mois de novembre est désormais synonyme de prévention.
- C'est l'occasion, pour les professionnels de santé, d'informer les hommes sur les différents cancers dont ils peuvent souffrir. Et particulièrement celui de la prostate, 1er cancer chez l'homme.
- Comme à la Polyclinique des Fleurs, à Ollioules, où est organisé un après-midi de sensibilisation. Ce mercredi, de 14h à 17h, toute personne intéressée par le sujet peut se rendre dans le hall d'accueil de l'établissement de santé.
- Des spécialistes en urologie sont présents pour répondre aux questions et des animations spéciales sont prévues.
Pourquoi c'est important ?
- En France, il n'existe pas de dépistage organisé des cancers de la prostate ou des testicules, comme cela est le cas pour ceux du sein ou du côlon.
- « La démarche doit donc être personnelle mais est indispensable », insiste le docteur Claire Rion, chirurgien urologue. « D'autant plus que le cancer de la prostate est le plus souvent asymptomatique. »
- Il concerne particulièrement les hommes après 50 ans. Ces derniers sont donc invités à réaliser un examen de santé de prévention. « Il consiste en une prise de sang et un toucher rectal », précise la spécialiste. « C'est important car dépisté tôt, ce cancer se soigne bien. »
- Quant à celui des testicules, qui concerne davantage les jeunes hommes, le bon réflexe est la palpation. « S'ils sentent quelque chose d'anormal, ils doivent en parler », ajoute-t-elle, soulignant l'importance « de lever les tabous sur ces sujets. »
- « Les hommes ont encore trop la sensation que ces maladies et les traitements touchent à leur virilité, qu'ils risquent d'être rabaissés. Or, ce n'est pas le cas. »
En savoir plus
- D'ailleurs, la recherche avance vite et les traitements sont de moins en moins invasifs. « Pour certains cancers de la prostate, à faible risque, nous n'avons plus recours à l'ablation », explique l'urologue. « Une surveillance poussée suffit. »
- Pour les autres, les médecins bénéficient de technologies de pointe, comme à Ollioules où un robot les assiste dans des chirurgies mini-invasives.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Toulon