Jeudi 29 janvier
La bonne idée : opération « pizza suspendue »
Rédigé par Marina Paris.
Pinin et Camilla, les fondateurs des pizzerias Mongelli (crédit : Mongelli).
En ce mois de janvier, les restaurants italiens Mongelli ont lancé l'opération « Pizza suspendue ». Une initiative pour lutter contre la précarité alimentaire, qui touche aujourd'hui 16% des Français.
Pour bien comprendre
- L'histoire raconte que lorsque le Napolitain est heureux, il paye deux cafés. Un pour lui et l'autre à offrir à un client démuni qui en fera la demande. C'est ce qu'on appelle le café suspendu.
- C'est cette tradition italienne, née au milieu du XXe siècle dans le très célèbre café Gambrinus à Naples, qui a inspiré les fondateurs des pizzerias Mongelli. « J'ai puisé dans mes racines italiennes et on l'a adaptée à notre façon », explique Pinin Mongelli.
- Sur 13 restaurants que compte l'entreprise, 9 se situent à Toulouse et dans son agglomération. Et tous participent à l'opération. C'est le cas à Blagnac, Balma ou encore à la Côte Pavée.
Comment ça marche ?
- Le principe est très simple : au moment de régler l'addition, les clients peuvent décider de laisser quelques euros supplémentaires. Une fois le prix de la Margherita atteint (12€), cette pizza pourra être offerte, sans condition ni justification de revenus.
- Chaque restaurant indique sur une ardoise visible de tous, le nombre de pizzas gratuites disponibles.
- À la fin de l'opération, prévue le 31 janvier, si certaines pizzas n'ont pas trouvé preneur, tous les établissements Mongelli les redistribueront à Toulouse, en partenariat avec le Secours Populaire.
En supplément
- Les pizzerias Mongelli ne sont pas les seules à inciter à la solidarité. De nombreux bars et cafés toulousains proposent le café suspendu. Le concept reste le même : laisser de la monnaie supplémentaire pour permettre à une personne dans le besoin de profiter d'un café gratuit.
- C'est le cas par exemple du café associatif L'Escabel. « Vous pouvez offrir un café, un thé ou toute autre boisson », détaille l'établissement du quartier Arnaud Bernard.
- L'association La Cloche va encore plus loin, avec son réseau « Carillon ». Les établissements adhérents affichent sur leur vitrine un autocollant avec ce label. Il permet aux personnes en situation de précarité d'avoir accès à plusieurs services : recharger un téléphone, boire un verre d'eau, aller aux toilettes, réchauffer un plat, faire garder des affaires, etc. Objectif : « redonner confiance, avec un accueil comme n'importe quel client, et recréer du lien ».
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