Lundi 27 avril
L’Adie fête 30 ans de microcrédits
Rédigé par Charline Poullain
L'Adie a aidé Yassine Lefki à reprendre la plus ancienne cordonnerie de Toulouse (crédit : Adie).
Voici 30 ans que l’Adie, l’association spécialiste du microcrédit, existe en Occitanie. La première antenne régionale a ouvert à Toulouse.
On rembobine
- L’Adie a été créée en 1989 à Paris, mais la première ouverture régionale a eu lieu à Toulouse fin avril 1996.
- L’agence était initialement au centre-ville, puis à la Reynerie. L’association est désormais installée à Bellefontaine et Jolimont, car 25 % des bénéficiaires sont issus des quartiers sensibles.
- L’association aide à l’obtention d’un microcrédit pour financer son entreprise. « Nous accompagnons les personnes qui n’ont pas accès aux prêts bancaires, pour la création ou le développement de leur entreprise », précise Christophe Nicaud, le directeur régional.
- « En Occitanie, on atteint presque 30 000 microcrédits, dont la moitié dans les 10 dernières années. »
Comment ça marche ?
- « Les personnes viennent quand leur projet est bien avancé et qu’ils ont besoin de fonds », explique le directeur.
- « On fait un diagnostic financier, on regarde le budget et l'activité. À partir de cette analyse, on définit la capacité de remboursement et le montant qui peut être prêté. »
- L’accompagnement prend aussi une forme administrative : pour l’immatriculation, la comptabilité, le développement commercial, le marketing digital, la bancarisation, les changements statutaires… Toute une équipe de bénévoles amène sa plus-value.
En chiffres
- L’an dernier, 411 entreprises ont été aidées pour un montant dépassant 2 600 000€, soit en moyenne 6 400 € par société.
- 136 concernent le financement de la mobilité, soit l’aide à l'acquisition d'un véhicule ou l'obtention du permis de conduire.
- 65 % des financements sont réalisés sur le territoire de Toulouse Métropole. « On reproduit ce chiffre d’année en année, cela veut dire que l’on aide à la création de plus de 300 emplois, plus même si du salariat est créé », souligne Christophe Nicaud.
- Une étude montre que 78 % des créations sont viables à 3 ans. « Nous avons un autre indicateur qui est le taux d’insertion : la personne a eu de l’expérience et peut repartir vers l’emploi salarié à 95%. »
- Parmi les activités financées : 23 % de commerces, 12 % de transport (beaucoup de VTC), 11 % d'aide à la personne, 9 % dans la restauration et l'hôtellerie.
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