Jeudi 19 mars
Aimez-vous les faits divers ?
Rédigé par Charline Poullain
L'attrait pour le fait divers ne se dément pas... (crédit : Unsplash).
La médiathèque José Cabanis accueille ce jeudi une conférence pour tenter de décrypter la fascination pour les faits divers.
A propos
- La bibliothèque Cabanis propose aujourd’hui à 18h une conférence (en accès libre) intitulée « Faits divers : pourquoi nous fascinent-ils ? ».
- Pour y voir plus clair, trois invités sont attendus : le journaliste de La Dépêche du Midi Frédéric Abela, spécialisé dans les affaires judiciaires et auteur du livre paru en juin 2024, Jubillar, l'enquête inachevée, la chroniqueuse judiciaire d’ARTE Radio Élise Costa, autrice de plusieurs ouvrages et des podcasts, et l'avocat Guy Dedieu.
- Ils évoqueront certaines affaires célèbres pour permettre au public de mieux comprendre les mécanismes d'enquête, de collecte des informations et leur traitement journalistique.
En coulisses
- Cette rubrique dite des « faits divers » (ou FD), comme les comptes rendus des affaires jugées en correctionnelle ou aux assises, est considérée, dans le jargon journalistique, comme une matière « chaude », car elle est toujours traitée dans l'urgence pour transmettre l’information au plus vite.
- Et ce, tout en exigeant une rigueur et une éthique extrême, dans le respect des familles et des proches touchés, mais aussi en respectant le secret des sources.
- Bien que tenue par des journalistes spécialisés appelés « faits diversiers », le sous-effectif des rédactions fait qu'elle incombe bien souvent à de nombreuses personnes.
Entre les lignes
- Les faits divers représentent un paradoxe : ils sont la rubrique la plus lue et la plus virale (c’est d’autant plus facile de le constater à l’heure du numérique), mais ils sont aussi ceux que l'on « adore détester » puisque dans les enquêtes auprès du lectorat, personne ne les aime…
- Le psychanalyste et écrivain Patrick Avrane estime qu'ils sont « exemplaires » en ce qu’ils constituent l’exemple à ne pas suivre. « Ils nous attirent parce qu'il y a toujours une part d'étrangeté (...) Chez un criminel, les barrières sociales qui sont les nôtres ont sauté », écrit-il dans Les faits divers, une psychanalyse (PUF).
- Enfin, ces actualités participent à une cohésion sociale en servant de sujet d'échange.
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