Mardi 7 avril
La Messe en si, un chef-d’œuvre à écouter religieusement
Rédigé par La rédaction.
Laurence Equilbey dirigera ce soir I'Insula orchestra et le chœur Accentus (crédit : Jana Jocif).
La messe en si de Bach est donnée à 20 h à la Halle aux Grains, avec le Chœur Accentus, le Monteverdi Choir et l’Insula orchestra, dirigés par la cheffe Laurence Equilbey.
Pour bien comprendre
- Avec les deux grandes Passions qui nous sont parvenues, la Messe en si mineur est la plus importante des œuvres liturgiques du « Cantor de Leipzig ».
- Certains la considèrent comme un monument de la musique baroque par la puissance de ses chœurs et son architecture très élaborée.
- Bach n’entendit jamais l’intégralité de sa Messe en si mineur, dont l’écriture s’étala sur trois décennies, à compter de 1724.
- Elle a été imaginée pour un chœur, quatre ou cinq chanteurs solistes et un orchestre. Ce joyau est construit autour des cinq parties traditionnelles de la liturgie eucharistique, divisées en vingt-cinq numéros où alternent, à la manière d’un oratorio, les chœurs et les airs de solistes.
Entre les lignes
- La partie pour le chœur est, comme toujours chez Bach, d’une grande précision. Que ce soit dans les passages contemplatifs ou dans les tutti éclatants, le chœur maintient un équilibre subtil. On le ressent surtout dans les magnifiques pianissimo où il convient de tendre l’oreille comme pour mieux se recueillir.
- Cette œuvre est accompagnée d’un mystère. Pourquoi Bach a-t-il fait le choix d’une messe latine ? Le compositeur a repris le texte complet de la liturgie ordinaire catholique, en latin alors qu’il était luthérien orthodoxe. Personne ne le sait, mais cela en fait une œuvre œcuménique par excellence.
De qui parle-t-on ?
- En 1991, Laurence Equilbey a fondé à Paris le chœur de chambre.
- En 2012, elle a créé l’Insula Orchestra, un ensemble orchestral sur instruments d’époque consacré aux répertoires classique et pré-romantique. Le premier enregistrement de cette phalange est sorti en 2014, avec le Requiem de Mozart.
- La notoriété grandissante de Laurence Equilbey l’amène aujourd’hui à se produire à la tête de grands ensembles européens : le Café Zimmermann, l’Akademie für alte Musik Berlin, le Concerto Köln, la Camerata et le Mozarteumorchester de Salzbourg.
- Ce soir, elle dirigera son chœur Accentus et l’Insula Orchestra, ainsi que le Monteverdi Choir, un ensemble façonné par un chef reconnu pour sa science de la musique baroque, John Eliot Gardiner.
- Ces musiciens seront accompagnés d’un quatuor de solistes de premier plan : Núria Rial (soprano), Anna Lucia Richter (mezzo-soprano), Werner Güra (ténor) et Gerrit Illenberger (basse).
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