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Jeudi 11 décembre

C'est arrivé un 11 décembre : en 1907, l’éléphant Punch arrive au Muséum

Rédigé par Charline Poullain
A sa mort, l'éléphant pesait 3 tonnes et mesurait près de 3 mètres de haut. N'ayant pas son corps, le taxidermiste a du le reconstituer en liège. (crédit : collection Muséum de Toulouse)

Impossible pour les visiteurs du Muséum de Toulouse de passer à côté de Punch. La mascotte de l'institution possède une histoire unique tant de son vivant qu’après sa mort. Retour sur l’histoire du pachyderme le plus connu de la ville rose.

Une star du cirque

  • Punch est un éléphant d’Asie. De son vivant, l’éléphant connaissait déjà la célébrité mais au sein du fameux cirque Pinder. L’animal effectuait des tours sous la vigilance de son dresseur, Frédéric William Adkins, surnommé le capitaine Curley en raison de sa coiffure et de son uniforme qui rappelait l'époque coloniale. Celui-ci était d’origine anglaise tout comme les créateurs du célèbre cirque.
  • Le pachyderme et son dresseur voyageaient à travers l’Europe pour faire des représentations. De retour à La Villedieu, dans le Tarn-et-Garonne où le cirque était basé, en l'absence de son maître qui avait quitté le village après avoir découvert l'infidélité de son épouse, l’éléphant devient de plus en plus violent. Il s’en prend aux chevaux aussi bien qu’aux humains.
  • La décision est prise par le cirque de faire fusiller l’éléphant par des militaires le 1er juillet 1907.

Une seconde vie au musée

  • Le 11 décembre 1907, Arthur Pinder fait don de la peau de l’éléphant au Muséum de Toulouse, mais le circassien garde ses défenses et ses os.
  • Le Muséum met en place une nouvelle technique en matière de naturalisation. L’animal est présenté de manière « vivante ». Ce procédé dit de « naturalisation dynamique » a été inventé par le taxidermiste du lieu à l’époque, Philippe Lacomme.
  • Le taxidermiste n'ayant pas le squelette de Punch, il a l'idée de bâtir une charpente en liège sur laquelle il vient sculpter les masses musculaires de l’animal avant de coudre la peau dessus. Une technique qui perdure encore aujourd’hui.
  • L’éléphant Punch est resté durant près d’un siècle dans la galerie des mammifères, et n’a rejoint le grand hall du Muséum de Toulouse qu’en 2007, cent ans plus tard.
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