Mardi 16 décembre
Un an d'actions à la Maison des femmes
Rédigé par Marina Paris
Sept professionnelles de santé travaillent à la Maison des femmes au quotidien (crédit : CHU de Toulouse).
C'est une structure inédite dans la région : la Maison des femmes Toulouse dresse aujourd'hui le bilan de sa première année d'accompagnement des femmes victimes de violences.
De quoi parle-t-on ?
- Intégrée au collectif national ReStart, la Maison des femmes Toulouse Occitanie Ouest accompagne les femmes de plus de 15 ans en situation de vulnérabilité.
- L'établissement, dirigé par la Dr Marion Vergnault, est discrètement situé à l'entrée du site hospitalier de Purpan. Il propose un soutien global et personnalisé, associant soins médicaux, suivi psychologique, conseil juridique et social et action de prévention.
- En un an, cette structure est devenue un point d’appui indispensable : plus de 400 femmes ont été admises depuis décembre 2024. 81% d'entre elles étaient victimes de violences conjugales, 52% ont subi des violences sexuelles.
En coulisses
- Toutes les femmes accueillies n'ont pas les mêmes besoins. C'est pourquoi la Maison des femmes mène également une activité de recherche pour améliorer la prise en charge.
- Une première enquête, portant sur 225 parcours, a permis d’identifier cinq profils types : les victimes de violences conjugales - « une femme sur deux », les migrantes en grande précarité, les jeunes « souvent étudiantes », les femmes marquées par des violences intrafamiliales anciennes, et d'autres, plus âgées, qui ont cumulé les violences depuis l'enfance, puis dans un cadre professionnel et conjugal.
- La Maison des femmes prend aussi en charge les femmes victimes de mutilations génitales. « Réparer ces femmes, c'est leur rendre une part d'elles-mêmes, leur dignité, leur place dans la société », confie Ariane Weyl, chirurgienne au CHU de Toulouse. Ce parcours de soin a concerné 6% des femmes suivies à la Maison des femmes.
Pour aller plus loin
- Depuis son lancement, la Maison des femmes a consolidé et enrichi son offre de soins, avec des ateliers thérapeutiques.
- C'est le cas avec EVARS, qui signifie éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle : un mardi par mois, les femmes âgées de 15 à 25 ans, peuvent venir s'informer, prévenir et contribuer au renforcement de l'estime de soi. L'atelier prend la forme de discussions pour aborder la relation aux autres et à son corps.
- Il y a aussi l’atelier de karaté thérapie, porté par l’association Fight for dignity. Ces séances collectives ont lieu tous les mercredis et peuvent réunir jusqu’à dix femmes. Il ne s’agit pas de self-défense, mais d’un atelier de réappropriation de son corps à travers le sport.
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