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Lundi 23 février

À la découverte de la Maison Seilhan

Rédigé par Mathieu Arnal
La Maison Seilhan, sise place du Parlement, est le berceau des Dominicains à Toulouse (crédit : Mathieu Arnal).

La Maison Seilhan a accueilli, en 1215, les premiers Frères Prêcheurs, avant d’abriter, du XIIIe au XVIe siècle, le siège de l’Inquisition toulousaine. 

LA BASE 

  • Au printemps 1215, les Dominicains s’installent dans cette bâtisse, érigée contre le mur d’enceinte de la ville, près de la porte Saint-Michel et à proximité du château Narbonnais, la résidence des Comtes de Toulouse.
  • Elle est la propriété de Pierre Seilhan, l’un des Frères Prêcheurs, fils de Bernard Seilhan, viguier du Comte.
  • Menacé par les attaques extérieures du fait de sa position géographique, le lieu est déserté par la petite communauté dès l’année suivante, qui tout en gardant la jouissance, s’établit au couvent Saint-Romain, à l’angle actuel des rues Saint-Rome et Jules-Chalande, aujourd’hui disparu.
  • À partir de 1231, les Dominicains fondent un nouveau site sur l’emplacement actuel des Jacobins.

Ce qu’il faut savoir

  • Trois ans plus tard, le pape Grégoire IX organise les tribunaux d’Inquisition et en confie la tâche aux frères.
  • Seilhan établit une salle d’audience à l’arrière de son ancienne maison qui devient, jusqu’en 1589, le tribunal de l’Inquisition.
  • Le bien est vendu, en 1775, à des marchands d’épices. Il devient propriété des missionnaires de France, puis de la congrégation des Sœurs de Marie-Réparatrice, avant d’être racheté par l’Institut catholique, en 1991. 

CE QUI COMPTE 

  • À l’étage, on retrouve la partie la plus ancienne de la maison. C’est là qu’est conservée la « chambre de Dominique », à l’endroit où la première communauté dormait et priait. Cet oratoire restauré au XVIIe siècle, est agrémenté d’un plafond à la française au décor floral et aux poutres peintes.
  • En 1648, la salle des jugements est démolie au profit d’une grande chapelle. Le frère Balthasar-Thomas Moncornet décore le plafond en représentant sur cinq rangées de trois tableaux, la vie de Saint-Dominique.
  • Durant l’hiver 1991-1992, on procède à la réapparition et à la réhabilitation de ces caissons, désormais classés au titre des Monuments Historiques, donnant ainsi un cachet exceptionnel à ce qui est devenu aujourd’hui l’amphithéâtre universitaire Bruno de Solages.
  • Les travaux actuels correspondent au ravalement décennal auquel sont soumis les bâtiments toulousains classés. Ils devraient prendre fin à la fin du mois.
  • La visite de la Maison est gratuite et se déroule le mardi, mercredi et samedi de 14h à 18h. 
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