Jeudi 5 mars
Une BD qui raconte l’histoire du massacre du maquis de Saint-Lys
Rédigé par Mathieu Arnal
La bande-dessinée raconte l’histoire du massacre du maquis de Saint-Lys (crédit : Mathieu Arnal).
Une bande dessinée sur ce tragique événement survenu le 12 juin 1944 à Saint-Lys (Haute-Garonne) est mise gratuitement à disposition du public au musée départemental de la Résistance et de la Déportation. C'est une belle initiative pour faire connaître ce tragique épisode aux plus jeunes et célébrer l'esprit des combattants de l'ombre de la Seconde guerre mondiale.
On rembobine
- Unité d’élite basée à Montauban, la division blindée SS Das Reich arrive aux abords de Saint-Lys, petite bourgade à 25 km au sud-ouest de Toulouse afin d’anéantir les forces résistantes.
- Un maquis coordonné par Jean Chaubet (cofondateur des Mouvements unis de la Résistance aux côtés de François Verdier et Raymond Naves) accueille en quelques jours 160 volontaires. On y retrouve aussi bien des ouvriers de la Cartoucherie et de l’ONIA (future AZF), que des employés municipaux, des instituteurs ou des Républicains espagnols.
- Les hommes, qui ne disposent que d’une dizaine de mitraillettes anglaises, des grenades et des revolvers à barillet, attendent un message de Radio Londres devant annoncer un parachutage de nouvelles armes.
- Les Allemands qui se sont introduits dans le parc du château de Gagen, au siège de l’organisation, à Bonrepos-sur-Aussonnelle, abattent 9 résistants qui y sont postés ou qui tentent de fuir par les bois, ainsi que 12 civils des fermes environnantes.
Ce qui compte
- La mémoire de ce maquis vient de faire l’objet d’une petite bande dessinée de 16 pages sobrement intitulée Le Maquis de Saint-Lys.
- L’œuvre, réalisée par l’illustrateur Gaël Audoye, avec l’aide de l’historienne Elérika Leroy du musée départemental de la Résistance et de la Déportation et les soutiens de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) et du Conseil départemental, s’adresse essentiellement aux élèves de CM2 et aux collégiens.
- « C’est une manière ludique pour ce jeune public de se représenter concrètement ce qu’a été cette tragédie, de saisir l’engagement et le sacrifice de ces résistants à l’image de mon grand-père Jean Micoud (1898-1944), qui a inlassablement combattu toute sa vie l’extrême droite » explique Jean Micoud, président de l’Amicale des anciens combattants et victimes civiles du maquis de Saint-Lys, à l’initiative de cette bande dessinée.
- Diffusée dans tous les collèges de Haute-Garonne, elle est disponible gratuitement au musée départemental de la Résistance et de la Déportation.
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