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Lundi 9 mars

C’est arrivé un 9 mars : l'immeuble du 4 rue Saint-Rome s’écroulait

Rédigé par Charline Poullain
Un projet de reconstruction existe bien mais pour l'heure le trou est toujours béant rue Saint-Rome (crédit : Ch. Poullain).

Depuis l’effondrement de l’immeuble du 4 rue Saint-Rome, une véritable série noire semble s'être abattue sur le centre-ville toulousain. L’état du bâti y est surtout scruté de très près désormais et des mesures sont prises. 

On rembobine

  • Le 9 mars 2024, à 1 heure du matin, un immeuble de trois étages s’est écroulé au 4 rue Saint-Rome, en plein centre de Toulouse.
  • Très impressionnant, le sinistre n’a fait aucune victime car l’immeuble, objet d’un signalement, avait été évacué et étayé quelques jours plus tôt.
  • En fin de journée, un bâtiment du même pâté de maisons est évacué, au 1-3 rue des Puits Clos. Déjà fissuré, cet immeuble, considéré comme le plus ancien de Toulouse, a été encore plus fragilisé par la déflagration.
  • Puis, ce sera au tour des bâtiments à l’angle de la rue Peyras, impactant aussi les commerces.
  • Au 4 rue Saint-Rome, un projet de reconstruction existe, mais pour l’heure le trou est toujours béant.
  • Quant à la tour attenante du capitoul Pierre de Serta, qui date de 1533, elle est surveillée de près.

Et après ?

  • Un diagnostic de l'état du bâti était déjà en cours, que la mairie a renforcé. À l’été 2025,  plus de 150 immeubles fragilisés étaient recensés dans le centre-ville.
  • 56 arrêtés d’interdiction d’accès ont été pris en 2024 et 2025, dont 29 pour mise en sécurité d’urgence : dans les rues des Pénitents-Gris, des Lois, d'Austerlitz, Denfert-Rochereau…
  • La nature du sous-sol, la brique et les infiltrations sont mises en cause, de même que les défauts d’entretien et les travaux non conformes.

En toile de fond

  • L’an dernier un arrêté préfectoral a fait entrer en vigueur le plan de sauvegarde et de mise en valeur.
  • Il concerne 256 hectares du centre-ville, dans l’enceinte des boulevards périphériques : à terme, les propriétaires de quelque 12 700 immeubles seront concernés par le permis de louer
  • Le 3 novembre 2025, ce permis est entré en expérimentation dans le quartier Arnaud-Bernard.
  • Il s’agit d’un dispositif d'autorisation préalable de mise en location : à chaque location dans un immeuble de plus de 15 ans, les propriétaires devront demander l’autorisation à la collectivité de louer leur bien. Il y aura une visite de contrôle et il faudra montrer les diagnostics de performance énergétique, de bruit, de risque de contamination au plomb, l’état des installations de gaz et d’électricité.
  • Ce dispositif, issu des lois ALUR, ELAN de 2018 et de celle sur l’habitat dégradé, permet à la Ville d’empêcher la mise en location de logements insalubres et d’avoir une visibilité sur l’état du bâti des immeubles. 
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