Le portrait : Lucie Bonnay, la marcheuse de l’espoir 🚶
Rallier Castelsarrasin à Bordeaux en 10 jours de marche, tel est le défi que se lance Lucie Bonnay, atteinte de maladies chroniques.
On rembobine
Installée à Toulouse depuis 2003, Lucie Bonnay travaille d’abord dans l’aéronautique, puis rejoint EDF en 2014 comme assistante de direction.
Depuis l’enfance, la quarantenaire lutte contre des problèmes respiratoires. C’est lors de sa grossesse, à l’âge de 32 ans, que les médecins découvrent une maladie pulmonaire rare apparentée à une forme mineure de la mucoviscidose.
« Un matin en 2017, je n’ai pas pu me lever de mon lit », se souvient-elle. S'ensuit une hospitalisation qui aboutit au diagnostic de spondylarthrite ankylosante – une inflammation chronique des articulations.
En 2021, une lourde intervention chirurgicale du dos marque un tournant. Après sept années de mobilité limitée, la rééducation lui permet de reprendre la marche à l’été 2022.
Parallèlement, une fibromyalgie lui cause douleurs neuropathiques (brûlures internes) et fatigue profonde. Mais Lucie reste déterminée. « J’avais dit à mon fils que si je remarchais un jour, je ferais un exploit sportif », dit-elle.
Sensibilisation
Chose promise, chose due, il y a 2 ans, avec le premier projet « La grande marche de Lucie » entre Toulouse et Carcassonne, soit 103 km parcourus en 7 jours.
Elle réitère en 2024 suite à une proposition de sponsor. Son périple de 146 km traverse le canal du Midi.
Après 6 mois d’organisation et une préparation physique, la marcheuse déterminée se lance le 13 septembre prochain à l’assaut de son 3e défi sportif: 160 km de Castelsarrasin à Bordeaux. L’arrivée est prévue le 23 septembre.
« Pour éviter de ponctionner la cagnotte du poste hébergement, je fais comme dans l'émission J'irai dormir chez vous. Les personnes qui m'accueillent ont des profils variés comme des arboriculteurs, la mairie de Golfech, un collègue de travail, des établissements hôteliers, une infirmière. »
Le projet de Lucie Bonnay vise aussi à sensibiliser le public aux maladies dites invisibles, notamment par le biais de conférences. Son message est clair : la maladie n’efface pas l’espoir ni les projets.
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