Mardi 9 septembre
La bonne idée : Quand l’hôpital s'adapte au handicap 👏
Rédigé par Charline Poullain
L'équipe médicale et paramédicale référente d'HandiBloc (crédit : CHU Toulouse).
Se rendre au bloc opératoire est source de stress et d'angoisse, en particulier pour les personnes en situation de handicap. Depuis 2021, le CHU de Toulouse propose le parcours de soins HandiBloc.
Comment ça marche
- Le parcours HandiBloc commence par une phase de consultation : un questionnaire permet de recueillir des informations essentielles sur le type de handicap, les réactions spécifiques à certains stimuli et les besoins particuliers du patient.
- Le jour de l’intervention, une prise en charge sur mesure est mise en œuvre dès l’accueil, avec la présence d’un aidant.
- Prévenues par un logo apposé au dossier du patient, les équipes essaient de prendre le temps d’écouter, d’expliquer et de s’adapter à la personne.
Il l’a dit
- « Les lignes bougent, les regards et les représentations sur le handicap se modifient », se réjouit David Duval, l’infirmier à l’origine de ce projet, qui explique avoir été « sensibilisé dès l’enfance au handicap ».
- « En 2021, dans le cadre de mon activité professionnelle au bloc opératoire céphalique, j’ai pu fédérer des collègues autour d’HandiBloc. »
- « Nous reconnaissons la personne en situation de handicap dans sa différence, et nous mettons tout en œuvre afin de maintenir son bien-être, sa dignité et son autonomie. »
Et après
- « L'enjeu est de sensibiliser, former, stabiliser les équipes de référents et diffuser nos pratiques à l'ensemble des blocs opératoires du CHU de Toulouse », poursuit Marion Mure, médecin anesthésiste réanimateur.
- Ainsi Handibloc est déployé dans d’autres blocs opératoires du CHU de Toulouse, notamment à l’Hôpital des enfants et dans le service de chirurgie ambulatoire de l’Hôpital Rangueil.
- Et depuis 2023, ce protocole fait l’objet d’une étude clinique visant à évaluer l’impact d’une formation. Cette étude, qui associe médecins anesthésistes, chirurgiens en odontologie, étudiants et infirmiers spécialisés en anesthésie, est l’une des rares au niveau national consacrée à la problématique. Ses résultats sont attendus pour l'automne.
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