Mercredi 15 avril
Le refuge de Saint-Brès, un havre de paix pour les chevaux en fin de vie
28 chevaux de plus de 20 ans coulent des jours heureux chez Sophie et Julien dans l'Hérault (crédit : Refuge de Saint-Brès).
Dans l'Hérault, le refuge de Saint-Brès est un sanctuaire pour les équidés en fin de vie.
La genèse
- « Quand nos 2 filles ont émis le désir de faire de l’équitation, nous avons choisi de ne pas les mettre en centre équestre et d’adopter un vieux cheval. Nous voulions qu’elles évoluent dans un univers respectueux de l’animal et qu’elles puissent le comprendre », explique Julien Rusch, cofondateur du refuge avec sa compagne Sophie Gaborit.
- Cette dernière, qui voue un amour inconditionnel aux équidés et qui a travaillé dans le milieu équestre, prévient alors : « pour moi, le cheval est une passion dévorante ». Très vite, un 2e animal est adopté et l’aventure lancée. En 2020, le couple décide de créer officiellement une association et le refuge.
- Aujourd’hui, en parallèle de leurs métiers, Julien et Sophie s’occupent de 28 chevaux et peuvent compter sur 18 bénévoles pour les épauler.
- Le refuge de Saint-Brès est la bonne action de la famille. L'activité est entièrement bénévole, sans aucune transaction financière. C'est grâce aux dons, aux adhésions, mais surtout aux événements organisés, comme un marché de Noël, que ce sanctuaire fonctionne.
Une philosophie
- « Nous sommes touchés par les chevaux en fin de vie. Quand ils deviennent vieux plus personne n’en veut. » Dans cet endroit, seuls les équidés de plus de 20 ans ayant une pathologie importante ou en urgence absolue sont pris en charge.
- Trotteurs et galopeurs à la carrière finie, chevaux réformés de centres équestres ou de particuliers qui n’ont pas anticipé les contraintes et le coût… La plupart ont souffert de négligence (manque de soins ou de nourriture) ou de maltraitance (coups, enfermement, abandon).
- Le terrain est le dernier lieu de vie de ces chevaux. « Un animal qui arrive au refuge meurt au refuge. » Le but : leur offrir des années heureuses, sans contraintes ni soumission. « Ils nous entourent et sont libres de venir nous voir quand ils le souhaitent. Nous ne les obligeons à rien et nous les accompagnons pour qu'ils vieillissent en paix. »
Pour aller plus loin
- Le couple s’attache aussi à faire de la prévention. Si les signalements de chevaux en détresse permettent des sauvetages, d’autres n’ont pas forcément lieu d’être.
- Certains propriétaires sont dépassés quand leur animal vieillit et ont juste besoin d’informations pour mieux s’en occuper.
- « Un cheval très maigre n’est pas forcément négligé, il lui faut une alimentation plus riche et il existe maintenant, par exemple, des compléments spécifiques. De même, il s’agit parfois d’un simple problème aux dents. »
- Les envies de Sophie et Julien ? Acquérir plus d’hectares de terrain pour offrir à leurs protégés une vraie vie de cheval, en étant en troupeau, et pourquoi pas se lancer dans une pension de retraite.
👉 Pour soutenir le refuge de Saint-Brès, cliquez ici.
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