Lundi 1 juin
Gironde : une mobilisation contre l'isolement des aînés
Rédigé par Pierre Zenker
D'après une enquête de l'Insee dans le département publiée en 2025, un Girondin sur 4 a plus de 60 ans (crédit : Adobe Stock).
À partir d'aujourd'hui et jusqu'à samedi, le Conseil départemental de la Gironde et l'association Monalisa organisent la Semaine de lutte contre l’isolement des aînés.
Ce qui se passe
- 200 actions gratuites prennent place sur le territoire pour sensibiliser la population et casser l'isolement des seniors. La liste est accessible sur cet agenda.
- « Les deux 1res années, 115 événements avaient eu lieu. Cette année, il y en a 200. Cela veut dire que la dynamique est là. L'isolement est une question de santé publique », affirme Romain Dostes, vice président du Département.
- Le coup d'envoi est donné aujourd'hui à 13h30 à l'immeuble Gironde par une table ronde en accès libre et gratuit sur l'isolement des aînés.
- L'édition 2026 se focalise notamment sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
La toile de fond
- Le 3e baromètre Solitude et isolement : quand on a plus de 60 ans en France des Petits Frères des Pauvres, publié en 2025, fait état d'une aggravation de la situation.
- D'après l'association, 750 000 personnes âgées seraient aujourd'hui en situation de mort sociale, c'est-à-dire sans contacts amicaux, familiaux ou relations de voisinage. Cela représente une hausse de 42 % en 4 ans.
- Comment l'expliquer ? « Le vieillissement de la population et la paupérisation des personnes âgées. Par ailleurs, il y a un fléchissement national vers le virage domiciliaire, c'est-à-dire faire en sorte que chaque personne puisse vieillir à domicile si elle le souhaite, mais il ne faut pas que cela contribue à l'isolement. »
Les solutions
- Les activités recensées sur l'agenda des aînés et des proches aidants, telles que les séances de sport, sont l'occasion de créer des liens.
- D'après Romain Dostes, le combat contre l'isolement passe aussi par une veille active citoyenne.
- Il incite chacun à « se demander si son voisin de palier est isolé et comment lui rendre visite régulièrement. Ces réflexes sont en baisse. Par exemple, dans certains EHPAD, pas plus de 10 % des personnes reçoivent de la visite ».
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