Lundi 15 décembre
Des emballages à partir de champignons, une solution d’avenir
Le mycélium est une ressource écologique, durable et renouvelable. Les professionnels de la logistique, du e-commerce ou du mobilier envisagent de l’utiliser à moyen terme (crédit : Adobe Stock).
Face au raz-de-marée du plastique, une solution inattendue pousse en Europe : les emballages fabriqués à partir de champignons. À Bruxelles, l'entreprise Permafungi vient d’ouvrir la première usine de mycomatériaux d’Europe, une alternative 100 % biodégradable qui pourrait transformer l’industrie de l’emballage.
Du mycélium à la boîte d’emballage
- Le principe est simple et ingénieux : on mélange du déchet végétal (comme la sciure) avec du mycélium, la “racine” des champignons.
- En quelques jours, ce réseau naturel colonise le moule, solidifie l’ensemble et forme un emballage robuste. Après séchage, il est prêt à l’usage : zéro pétrole, zéro plastique, zéro déchet.
- Ces packagings remplacent déjà le polystyrène pour protéger les savons, les objets fragiles ou encore les accessoires premium.
Un matériau local
- Permafungi recycle même du marc de café pour nourrir ses champignons et fait pousser sa matière première dans un bâtiment alimenté en énergie solaire.
- Ce modèle coche toutes les cases : ressources locales, faible énergie, circuits courts et compostage naturel.
- La démarche séduit l'UE car l’entreprise a reçu 2 millions d’euros de subventions européennes et 1 million d’un fonds privé pour accélérer la production.
Marché en plein essor
- Chaque Européen génère près de 190 kg de déchets d’emballages par an, un chiffre qui grimpera à 209 kg en 2030 sans changement.
- Le mycélium pourrait donc remplacer une partie des emballages jetables, avec une empreinte carbone bien plus faible que les plastiques issus du pétrole.
- En France, plusieurs projets testent déjà ces matériaux vivants pour la logistique, le e-commerce ou le mobilier.
- Naturel, renouvelable et compostable, l’emballage en champignon montre que l’innovation peut aussi s’inspirer du vivant. Une piste concrète pour réduire nos déchets et imaginer un futur où l’industrie ne laisse plus de traces durables.
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