Lundi 6 avril
Planter aujourd’hui pour sauver la forêt de demain
Une forêt ne se renouvelle que sur plusieurs décennies : les choix faits aujourd’hui détermineront les paysages de demain (crédit : Adobe Stock).
En Charente-Maritime, près de La Rochelle, l’Office national des forêts (ONF) expérimente de nouvelles essences pour adapter les forêts au réchauffement climatique. Une réponse concrète, déjà en cours sur le terrain.
Une forêt laboratoire à Aulnay
- Dans la forêt domaniale d’Aulnay, située à cheval entre les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime, l’ONF teste plusieurs essences pour anticiper les évolutions du climat.
- Sur place, les effets sont déjà visibles : « On observe des dépérissements sur certaines essences, notamment le hêtre et le charme », explique Gustave Décobert, chargé de sylviculture à l’ONF.
- Ces fragilités ne signifient pas que la forêt va disparaître demain, mais elles montrent que certaines espèces sont déjà mises à l’épreuve par des étés plus chauds et plus secs.
Des espèces plus adaptées
- Pour y répondre, les forestiers introduisent des essences, des espèces d'arbres, plus résistantes à la chaleur et au manque d’eau, en s’appuyant sur une approche scientifique.
- « Le premier critère, c’est l’adéquation entre le sol et le climat. On utilise aussi des outils de modélisation pour anticiper le climat futur », précise Gustave Décobert.
- L’objectif est d’accompagner l’évolution naturelle de la forêt, sans rupture brutale, en donnant davantage de chances aux peuplements de s’adapter.
Tester sans bouleverser
- Ces plantations restent limitées à de petites surfaces.
- « L’idée n’est pas de transformer la forêt, mais de tester localement pour ne pas bouleverser les écosystèmes », souligne notre interlocuteur.
- La régénération naturelle reste majoritaire, afin de préserver l’équilibre du milieu. L’enjeu est aussi de renforcer la diversité génétique, pour favoriser, à terme, l’apparition d’arbres plus résilients.
Une adaptation déjà en marche
- Au-delà d’Aulnay, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large. « Ce que nous faisons ici, nos collègues le font déjà ailleurs en France », conclut Gustave Décobert.
- Tester aujourd’hui, c’est préparer des forêts capables de résister aux conditions climatiques de demain.
- Une évolution progressive, mais essentielle pour préserver ces écosystèmes, leur biodiversité et leur capacité à continuer de produire du bois.
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