Lundi 1 juin
Quand protéger la planète aide aussi les enfants
World Vision est aujourd’hui présente dans près de 100 pays à travers le monde (crédit : Adobe Stock).
À quelques jours de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin, les ONG rappellent que le changement climatique n’est plus seulement une question écologique. Il transforme déjà le quotidien de millions de familles à travers le monde. Face à ces défis, World Vision France défend une approche résolument positive : restaurer les terres, accompagner les populations locales et renforcer leur autonomie.
Des solutions locales
- L'ONG d’inspiration chrétienne lutte contre la pauvreté et les inégalités dans le monde et œuvre auprès des enfants depuis 75 ans.
- Pour Camille Romain des Boscs, directrice générale de World Vision France, les enjeux environnementaux et humanitaires sont désormais indissociables. « La question environnementale est devenue une question humanitaire parce qu’elle affecte directement les plus vulnérables. Et en particulier les enfants », explique-t-elle.
- Mais la dirigeante refuse tout fatalisme. Sur le terrain, elle observe chaque jour des initiatives qui fonctionnent. « Les gens ont des idées, les gens savent ce qu’il faut faire. Il faut parfois leur donner un coup de pouce ».
- Selon elle, les solutions existent déjà dans de nombreuses communautés ; elles ont surtout besoin d’être accompagnées et financées.
Au Ghana, des villages sauvés
- L’un des exemples les plus marquants se trouve dans le nord du Ghana. World Vision y accompagne depuis plusieurs années des villages menacés par la dégradation des terres grâce à la Régénération Naturelle Assistée (RNA), une méthode popularisée par l’agronome australien Tony Rinaudo.
- Son principe est simple : plutôt que de planter massivement de nouveaux arbres, les habitants protègent et accompagnent la repousse de systèmes racinaires déjà présents sous terre. Avec quelques gestes de gestion et de protection, des arbres considérés comme disparus peuvent ainsi renaître naturellement.
- « J’ai rencontré des familles qui étaient à deux doigts de quitter la terre de leurs ancêtres », raconte Camille Romain des Boscs.
- Dix ans plus tard, les arbres sont revenus, la biodiversité s’est reconstituée et les récoltes se sont améliorées. « Tout un cercle vertueux a été relancé », résume-t-elle. Les habitants ont pu rester sur leurs terres et offrir de nouvelles perspectives à leurs enfants.
La nature redevient une alliée
- L’ONG développe également des solutions d’adaptation au changement climatique : systèmes d’alerte pour anticiper les sécheresses et les inondations, jardins potagers flottants en zone inondable ou encore micro-assurances pour aider les familles à faire face aux pertes de récoltes.
- Pour Camille Romain des Boscs, l’enjeu est aussi de renouer avec des pratiques éprouvées : « Se reconnecter à ce qui existait dans le passé et qui marchait très bien ».
- Malgré les défis, son optimisme reste intact : « Quand on accompagne la nature, il y a vraiment des résultats extraordinaires qui peuvent assez rapidement être visibles ». Une conviction forgée sur le terrain et nourrie par des projets qui montrent qu’en aidant les écosystèmes à se régénérer, on aide aussi les populations à construire un avenir plus serein.
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