Mardi 22 juillet
Grenoble : Une nouvelle vie pour le Rabot
Rédigé par Clara Giudicianni
Le site universitaire trouve son origine vers 1470, avec la construction de la maison forte d’Eynard Pradel au milieu de ses vignes (Crédit : Adobe Stock).
Une étape décisive pour l'avenir de l'ancienne cité universitaire est en cours : l’État lance officiellement un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour lui trouver un acquéreur.
C’est quoi le projet ?
- Le site, perché sur les pentes de la Bastille, sera libre de toute occupation à partir de septembre 2025, après le départ du Crous Grenoble Alpes.
- L’État souhaite confier ce site exceptionnel d’environ 8 hectares à un porteur de projet afin de lui donner de nouveaux usages, en cohérence avec ses atouts paysagers et patrimoniaux.
- L’enjeu : permettre l’ouverture du lieu au public, proposer des activités ou aménagements en lien avec le fort de la Bastille, tout en respectant la valeur historique du site, partiellement classé.
- L’appel à projets est ouvert jusqu’au 15 décembre 2025, pour une désignation du futur acquéreur prévue à l’automne 2026.
Pourquoi cette décision ?
- Le Rabot est aujourd’hui trop vétuste pour être rénové efficacement. Le maintien aux normes et la sécurisation coûteraient plus d’un million d’euros, une somme jugée trop importante pour le Crous.
- Sa localisation, bien que pittoresque, était devenue un frein pour bien des étudiants (desserte peu fréquente, éloignement du campus), ce qui a entraîné une baisse de fréquentation malgré des loyers attractifs.
- En quittant les lieux, l’État récupère la pleine gestion du domaine pour envisager un projet territorial d’envergure, en concertation avec la Ville de Grenoble et la Métropole de Grenoble Alpes.
On rembobine
- Le site universitaire trouve son origine vers 1470, avec la construction de la maison forte d’Eynard Pradel au milieu de ses vignes. Ce bastion fut acquis en 1513 par Bertrand Rabot, dont il porte encore le nom.
- Transformé en bâtiment militaire, il est ensuite transféré à l’État au milieu du XXe siècle, qui y installe une cité universitaire en 1952.
- La résidence comptera jusqu’à 402 chambres, intégrant des bâtiments historiques et modernes construits dans les années 60, avant d’être progressivement abandonnée par les étudiants au cours des années 2010-2020.
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