Mardi 21 avril
Une collecte aprticipative pour un futur centre de santé à Echirolles (près de Grenoble)
Rédigé par Clara Giudicianni
L’association étant d’intérêt général, les dons sont éligibles aux économies d’impôts (Crédit : Adobe Stock).
Depuis quelques jours a débuté une collecte participative destinée à soutenir l’ouverture du Centre de Santé Odon Vallet à Échirolles, sur le site du CHUGA Pôle Sud. L’objectif affiché : compléter le financement d’un projet visant une ouverture au 1er trimestre 2027.
De quoi parle-t-on ?
- Le projet prévoit un centre de 250 m² avec huit cabinets médicaux et une salle de formation, où des médecins retraités assureront des consultations en secteur 1, c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires.
- Le modèle s’appuie sur une expérience déjà lancée à Paris en 2025. « Ce sont souvent d’anciens responsables de service de CHU, qui, après avoir été rattrapés par l’âge de la retraite, veulent continuer à exercer leur art », explique Jérémy Renard, cofondateur du projet.
- Pour mener à bien le projet, une collecte participative vient d'être lancée. « Les travaux de rénovation et d’aménagement seront essentiellement financés par des subventions publiques, mais nous avons besoin d’environ 200.000 € pour compléter, afin de couvrir les premières charges opérationnelles (salaires, honoraires etc.) », résume Jérémy Renard, alors que les travaux doivent être soutenus par des subventions publiques.
- La collecte est accessible via HelloAsso. « L’association étant d’intérêt général, les dons sont éligibles aux économies d’impôts (66% d’économie d’IR pour les particuliers et 60% d’économie d’IS pour les entreprises) », précisent les responsables du futur centre.
Pour bien comprendre
- Le projet répond à une tension locale documentée : 21 % des habitants grenoblois n’ont pas de médecin traitant, tandis que certaines spécialités restent sous pression. « Notre projet répond à deux enjeux majeurs de notre époque : lutter contre les déserts médicaux et lutter contre la fuite des savoirs », affirme Jérémy Renard.
- Plus de 20 médecins ont déjà signé des lettres d’intention, avec 40 à 50 praticiens visés à terme. « Nous avons déjà réalisé un travail considérable », souligne Jérémy Renard, évoquant notamment le numéro FINESS délivré par l’Agence régionale de santé (ARS), soit l’autorisation d’exercer.
Pourquoi ça compte
- Le projet veut renforcer une offre de soins accessible à tous avec tiers payant et sans dépassement. « Être soigné ne devrait jamais être un privilège », indique la campagne de financement.
- Il propose aussi une réponse au départ à la retraite de médecins expérimentés. « Ce qui est assez fascinant, c’est que nous avons suscité une nouvelle vocation auprès de nombreux médecins retraités », observe Jérémy Renard.
- Pour le territoire, l’enjeu dépasse le soin. « Nous accueillons toutes les spécialités car elles peuvent représenter beaucoup d’espoir pour les patients », explique le confondateur du projet, alors que le concept est pensé comme reproductible dans d’autres régions.
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