Mardi 10 mars
La tête brûlée, "bonbon qui t'arrache la tête", toujours fabriqué à Neuville-en-Ferrain
Rédigé par Olivia Cohen
À l'origine, le bonbon se vend en boulangerie à partir de 1990 (crédit : Confiserie du nord).
C'est un fleuron local, à tel point que les joueurs du LOSC l'arborent sur leur tenue ! Depuis les années 1990, la tête brûlée, bonbon réputé pour son acidité, est fabriqué à Neuville-en-Ferrain.
Les débuts
- À l'origine, la Confiserie du nord n'est qu'une modeste boulangerie fondée en 1912 par Henry Verquin et son fils Georges. C'est Georges qui oriente l'activité vers la confiserie, au point de ne plus faire que ça à partir des années 1950.
- "Le nord est un territoire de confiseurs", confirme Antoine Cacopardo, chef de produit à la Confiserie du nord. "On s'est mis près de la matière première, c'est-à-dire près des betteraves sucrières."
- Les fameuses têtes brûlées font leur apparition dans les années 1990.
"Le bonbon qui t'arrache la tête"
- Jusqu'au milieu des années 2000, la tête brûlée en forme de bille, majoritairement vendue à l'unité en boulangerie, est la star des cours de récré.
- "À l'époque, le slogan, c'était : 'tête brûlée, le bonbon qui t'arrache la tête'."
- En 2008, après une période d'essoufflement, la tête brûlée revient sur le devant de la scène.
- "Luc-Pierre Verquin, descendant des fondateurs originels, les fait revenir en grande distribution et lance une campagne publicitaire à la télé. Sans compter qu'il y a un retour en grâce des années 1990. Les ventes ont été multipliées par 40 entre 2012 et 2015."
Aujourd'hui
- À nouveau, les ventes retombent autour des années 2017/2018.
- Le groupe Sucralliance acquiert alors la Confiserie du nord et diversifie la gamme : "On s'est dit qu'on allait être une marque de bonbons toujours à sensation, avec l'acidité en fil rouge, mais avec des sensations plurielles, plus seulement dans l'acidité extrême."
- Aujourd'hui, les têtes brûlées existent aussi sous forme de fils et de bandeaux. Exit les colorants et arômes artificiels.
- Les têtes brûlées restent made in MEL : 90 % de la production (entre 2 000 et 2 500 t/an) sont fabriqués à Neuville-en-Ferrain.
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