Lundi 13 avril
Les coulisses : on a visité l'usine des Cafés Méo à La Madeleine
Rédigé par Olivia Cohen
Les grains de café passent par le torréfacteur, qui est cette grosse machine en photo au milieu (crédit : OC).
À La Madeleine, nous avons pu visiter le site du torréfacteur nordiste Méo-Fichaux, producteur entre autres de la marque Cafés Méo.
À l'origine
- Tout commence en 1928 : Les frères Jules et Émile Meauxsoone ouvrent leur première épicerie fine rue Saint-André à Lille pour y vendre du café de bonne qualité, encore rare à cette époque.
- La marque "Méo" (contraction de leur nom de famille "Meauxsoone") naît officiellement au début des années 1940. Elle est à la fois distribuée dans leurs propres boutiques mais aussi en supermarché à partir des années 1970.
- En 2010, Méo fusionne avec Fichaux, autre entreprise nordiste historique. Le groupe se revendique désormais premier torréfacteur indépendant de France.
- Comptant 300 collaborateurs et 300 M€ de chiffre d'affaires en 2025, l'entreprise reste familiale, gérée par les descendants des fondateurs.
Concrètement
- Méo-Fichaux dispose de 2 sites de productions : un à Lille et l'autre, + grand, à La Madeleine. C'est l'usine de La Madeleine que l'Essentiel Lille a pu visiter car le groupe a choisi d'y relancer la marque Legal, originaire du Havre et disparue en 2024 (cela fera l'objet d'un prochain article dans les jours à venir).
- "Sur le site de La Madeleine, on fait de la dosette (format plat en papier pour les machines Senseo - N.D.L.R.), les capsules, le grain et le moulu, celle de Lille fait principalement du grain et du moulu", détaille Edgar Meauxsoone, directeur opérationnel.
- Le café arrive sous forme de grains verts par camion depuis le port d'Anvers. Il est stocké dans les entrepôts avant d'être torréfié : "40 % de notre café provient du Brésil, mais on se fournit partout ! Il y a 80 pays producteurs dans le monde."
"Un torréfacteur, c'est comme un gros sèche-linge"
- Au cours de la visite, cheveux recouverts d'une charlotte et habillé d'une blouse blanche, on découvre l'une des 2 lignes de production consacrées aux capsules en aluminium Legal et celle dédiée aux dosettes en papier : "Les dosettes coûtent moins cher dans le commerce car la technologie capsule est plus onéreuse !"
- On découvre également la salle de torréfaction : "Un torréfacteur, c'est comme un gros sèche-linge !" Cela ressemble à une grande cuve où le café vert est déversé et chauffé jusqu'à 200°.
- Une fois que les grains de café vert sont secs, ils jaunissent et à force, ils deviennent marron. "C'est la réaction de Maillard", détaille Edgar Meauxsoone. Cette réaction chimique survient pendant la cuisson des aliments. Elle est en partie responsable du brunissement et du déploiement des arômes.
À retenir
- Il sera possible de visiter le site les 29 et 30 mai prochain. Les réservations ouvriront début mai : gardez un œil sur les réseaux sociaux du groupe !
- En 2025, l'initiative avait rencontré un grand succès : 1 600 curieux ont visité l'usine.
- En parallèle, avait lieu une grande vente à prix d'usine : là aussi, gros succès avec 5 000 passages en caisse.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Un message de LA MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lille