Mardi 17 mars
À Roubaix, le zéro déchet fait du bien au porte-monnaie
Rédigé par Virginie Menvielle
Des "biobox" sont créées en 2016 (crédit : Anaïs Gadeau).
À Roubaix, le zéro déchet fait du bien au porte-monnaie. Des familles économisent jusqu'à 1500 € par an, parce qu'elles participent à l'opération zéro déchet lancé par la mairie en 2014.
On rembobine
- L'épopée débute en 2014. La municipalité cherche des solutions pour améliorer la propreté de la ville et découvre un appel à projets "Territoire zéro déchet". Les élus décident d'y participer.
- Dès la 1re année, une centaine de familles adhèrent au dispositif. Elles participent à des ateliers pratiques : fabrication de produits ménagers, cuisine anti-gaspi, réduction du sucre… et repartent avec des outils pour réduire les ordures à la maison.
- 2 ans plus tard, la municipalité crée des "biobox", points de collecte pour les déchets organiques, complétés en 2019 par des "jardicomposteurs" (bacs avec un composteur au milieu et des pots autour, les plantes se nourrissent directement grâce au compost, N.D.L.R.).
En chiffres
- Aujourd'hui, près de 800 familles sont engagées dans la démarche. Certaines d'entre elles économisent jusqu'à 1 000 à 1 500 € par an.
- En un peu plus d'une décennie, Roubaix, ville la plus pauvre de France avec près d'1 habitant sur 2 vivant sous le seuil de pauvreté, s'est imposée comme une référence nationale en matière de réduction des déchets.
- L'initiative s'est peu à peu étendue aux commerces avec le label "commerces zéro déchet". Ils sont 66 à accepter les contenants personnels et à s'engager à réduire les emballages.
Elle l'a dit
- Liliane, Roubaisienne et mère de 8 enfants, a adhéré au dispositif. Cela fait 6 ans qu'elle fabrique sa propre lessive.
- "2 de mes enfants ont des allergies et présentent de l'eczéma, je voulais donc agir en fabriquant ma propre lessive. Mais il a fallu convaincre le reste de la famille. Toute la fratrie a rapidement suivi, mais mon mari a continué pendant un moment à acheter sa propre lessive car il en voulait une qui sente bon."
- La mère de famille a ensuite travaillé sur la consommation d’eau : "J'ai décidé d'appliquer à la maison ce qu'on faisait en Afrique en réutilisant l'eau au maximum, car c'est une ressource précieuse qu'il ne faut pas gaspiller. Depuis, tous mes enfants, sauf la plus petite de 4 ans, font très attention."
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Un message de LA MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lille