Marie Dutheil défend les musiques et les danses du monde
Alors que l’association Attafaca propose ce soir un spectacle de danses indiennes sur la scène de La Fileuse, l’Essentiel Lille s’est entretenu avec Marie Dutheil, chargée de communication d'Attafaca, qui s'attache à mieux faire connaître des musiques et danses méconnues et de créer des passerelles.
Qu’est-ce que Attacafa ?
« C’est une association qui existe depuis plus de 40 ans. Nous organisons notamment des concerts, des festivals de musique du monde. »
« Notre objectif est de créoliser les lieux dans lesquels on se produit et de lutter contre l’ethnocentrisme, grâce à une programmation nomade dont fait partie le spectacle de ce soir, à La Fileuse, à Loos. »
À quoi s’attendre pour ce soir ?
« C’est une soirée de danses indiennes en 2 temps. Les danseuses Hiruthika Vigithan et Usha Jey tracent un nouveau chemin à travers la culture tamoule, du classique vers le contemporain, avec une pièce portée par la puissance du mridangam. »
« La 1ère partie est portée par l’académie Gurukshetra avec du Bharata natyam, l’une des danses classiques indiennes les plus anciennes, un art très codifié. Les danseurs portent de très beaux costumes. Ils peuvent mettre près de 2h à se préparer. »
« La 2nde partie "Verottam" rassemble 3 danseurs autour du thème du lien. Cette partie mélange tradition et modernité avec d’un côté l’utilisation du mridangam, un instrument de percussion traditionnel, et de l’autre, la danse hip hop, plus contemporaine. »
Pourquoi ce mélange des genres ?
« Attacafa travaille à la mise en avant des cultures et des musiques du monde. Cette soirée permet de revenir à quelque chose de l’ordre des origines de Attacafa. »
Comment décririez-vous la culture tamoule ?
« Les Tamouls sont une communauté ethno-linguistique en Inde et en Malaisie. Elle se reconnaît par sa langue et par une culture traditionnelle qui s’intègre dans l’Inde mais qui s’en émancipe en même temps. »
« On le voit avec les costumes portés ce soir, on retrouve le "tilak" [point rouge sur le front] et les couches d’habit placés de manière serrée, ne faisant qu’un avec le corps. Pour l’émancipation, ça se traduit avec la partie "Verottam" avec des choses plus modernes on l’on trouve par exemple un jogging avec une jupe portée par dessus. »
Y aller : À 20h. La Fileuse, Loos. Billetterie ici.
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