Une soirée dédiée à Ozzy Osbourne au Black Lab
Une soirée dédiée à Ozzy Osbourne, chanteur de Black Sabbath, est organisée samedi, dès 18h, au Black Lab, à Wasquehal. Avant un concert hommage, une table ronde est prévue en présence de spécialistes du groupe dont Gabriel Redon, co-auteur du livre Children of the Sabbath.
A-t-il marqué l'histoire grâce à Black Sabbath ou grâce à sa carrière solo ?
"Il a beaucoup + vendu d'albums en solo qu'avec Black Sabbath. Mais Black Sabbath, c'est le groupe qui a lancé sa carrière, qui a fait qu'il est devenu un personnage de pop culture déjà dans les années 1970."
"Mais s'il n'avait pas été relancé par sa femme (qui a d'abord été sa manager) au début des années 1980, je pense qu'il serait retombé dans l'oubli et ce serait devenu une espèce de légende oubliée. Donc, ce qui a vraiment fait de lui ce personnage médiatique complet à partir des années 1980, c'est sa carrière en solo."
C'est un personnage de pop culture ?
"Quand on parle d'Ozzy, on ne peut pas ne pas parler de Black Sabbath, mais on ne peut pas omettre non plus ce qu'il s'est passé dans les années 2000, avec la téléréalité ('The Osbournes', diffusé sur MTV - NDLR)."
"Sa femme et ses enfants ont de l'importance, tout ça a été mis en scène pour le rendre sympathique, pour en faire un personnage de père un peu déglingué dans une famille elle aussi déglinguée, à laquelle les gens peuvent s'identifier."
"C'est un personnage qui a embrassé toutes les époques de l'histoire, du hard rock, du rock en général, mais aussi des médias et de la télé. Il y a des moments où il est + célèbre pour des frasques qui n'ont rien à voir avec la musique, par exemple le fameux coup où il a croqué la tête d'une chauve-souris lors d'un concert. C'est un personnage complet et c'est un peu tout ça qu'on va évoquer samedi."
Vous étiez à son tout dernier concert avec Black Sabbath, le 5 juillet, à Birmingham...
"On savait que ce serait la dernière fois puisque ça a été présenté comme tel. Mais il suffisait de le voir sur scène pour se rendre compte qu'il ne pourrait pas en faire +. C'était un homme diminué qui était dans un fauteuil et le fait justement qu'il meurt 17 jours après (le 22 juillet - NDLR), ça a rendu ça encore plus émouvant, j'ai même envie de dire : encore + historique ! C'est-à-dire que, comme on a appris par la suite qu'il avait dû arrêter son traitement pour pouvoir être capable de monter sur scène, la dimension sacrificielle de l'événement s'est imposée d'elle-même à ce moment-là. C'est quelque chose que, je pense, on ne reverra jamais dans l'histoire de la musique."
👉 Y aller : Ozzy Bloody Ozzy Tribute Night. Samedi 6 décembre, dès 18h. Black Lab, 8, rue des Champs, Wasquehal. Tarifs : 25 € en prévente / 30 € sur place. Billetterie.
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