Audrey Ardiet, un nouveau souffle pour La rose des vents
Audrey Ardiet, directrice de La rose des vents à Villeneuve d'Ascq, s'apprête à vivre le reste de la saison 2025/2026 dans les murs de son théâtre, qui vient de rouvrir après 4 ans de travaux. Elle se confie à l'Essentiel Lille.
Quel est votre parcours ?
"J'ai fait mes études à Lille. J'étais spectatrice de La rose des vents quand j'étais étudiante, il y a fort longtemps (rires)."
"J'ai démarré ma carrière professionnelle au Manège, la scène nationale de Maubeuge et j'y ai travaillé pendant 13 ans. J'ai travaillé ensuite pendant 2 ans à Paris, puis au Théâtre du Nord aux côtés de Christophe Rauck et je suis enfin arrivée à La rose des vents il y à 9 ans."
"J'y ai occupé différents postes et j'y ai vécu plusieurs périodes avant d'être nommée directrice il y a 3 ans. Je connais bien l'endroit !"
Quel est la mission de La rose des vents ?
"La rose des vents est une scène nationale, c'est un label du ministère de la Culture. On est 78 scènes nationales en France, avec des missions particulières. Une des spécificités des scènes nationales, c'est une programmation pluridisciplinaire, c'est-à-dire pas seulement du théâtre, mais aussi de la danse, de la musique, des spectacles pour les enfants, de la magie aussi."
"Notre implantation à Villeneuve d'Ascq, ça veut dire quelque chose. C'est effectivement dans un quartier entouré de campus universitaires, donc avec un public plutôt jeune, étudiant et curieux, mais aussi un public fidèle qui vient à La rose depuis parfois plusieurs décennies."
"Il y a également un gros travail d'éducation artistique et culturelle mené par les équipes du théâtre, qui ne se voit pas forcément dans notre brochure de saison."
Comment avez-vous construit la saison à venir ?
"Nous avons prévu une quarantaine de spectacles pour une centaine de représentations, accompagné de 3 festivals : le Next Festival au mois de novembre ; notre festival de magie au printemps ; et on a un festival d'été début juillet, qui se passe dans l'espace public, notamment dans le quartier de l'hôtel de ville."
"Réintégrer notre théâtre, c'est sûr, ça va me faire gagner du temps puisque j'ai la maîtrise du calendrier et du planning des salles. Mais même si La rose des vents a rouvert, je ne veux pas perdre ce lien que nous avons construits avec tous les lieux qui nous ont accueillis pendant les travaux. Je veux aussi garder cette dynamique-là !"
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