Nicolas Delestret, dessinateur lillois et plume voyageuse
Nicolas Delestret est dessinateur, scénariste et coloriste. Il sera en dédicace samedi à Pérenchies à la librairie Une Belle Histoire, de 10h à 13h, pour sa dernière BD sortie le 7 janvier, Lady Nazca.
À l'origine
Nicolas Delestret est né en 1977 à Lesquin. Il a quitté la MEL seulement au moment de sa formation aux Beaux Arts de Tournai. "J'ai vécu toute ma vie à Lille, j'ai grandi à Ronchin. Je suis quasiment Lillois de naissance", nous confie-t-il. "Le temps du nord me convient, l'ambiance générale aussi. Même si j’aime bien voyager !"
Son envie de raconter des histoire naît très tôt, dès l'adolescence, vers 14-15 ans. "Je voulais vraiment le faire, mais je me trouvais trop mauvais en français", glisse-t-il, "je me suis dit que ce serait plus facile d'apprendre à dessiner que de devenir bon dans cette matière."
Les débuts
Nicolas Delestret n'a pas terminé ses études : il signe son 1er contrat pendant sa maîtrise, au début des années 2000, avec les éditions Delcourt. Le projet, mené avec le scénariste reconnu Jean-David Morvan, était une adaptation de L'Homme qui rit de Victor Hugo. "Ç'a été ma seule adaptation. Par la suite, j'ai plutôt fait des créations originales, en jonglant entre le dessin et le scénario."
Il travaille le matin dans son atelier et, s'il n'est pas sur les encrages, il aime bien changer d'air l’après-midi. "S'il fait beau, on me trouve à la Citadelle ou alors dans des salons de thé, des coworkings… J'aime bien écouter les gens parler", reconnaît-t-il.
Sa dernière œuvre
"Dernier Quai, ma BD précédente, m'a demandé beaucoup d'énergie." Pour Lady Nazca, c'est donc son éditeur qui lui souffle l'idée. "L'histoire de Maria Reiche m’a plu immédiatement." C'est l'histoire d'une jeune expatriée allemande au Pérou qui se lance sur la piste d'un trésor dans le cadre d'une incroyable aventure scientifique.
Le scénario est tiré du script d'un film qui peinait à voir le jour. "Finalement il a été tourné, mais beaucoup plus tard. Je n'ai pas senti de pression et j'ai pu faire mes propres choix", explique-t-il.
Ce fut l'occasion pour le bédéaste de se frotter au récit historique, avec un dessin plus réaliste. Mettre en lumière cette figure peu connue du public français lui a semblé un challenge intéressant. "L'histoire est vraiment plus sérieuse et je trouve que ça se ressent dans mon dessin. On voit les traits de mes personnages évoluer, s’affiner au fil des pages."
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