Roubaix : l'école d'animation Piktura, récemment récompensée, ouvre ses portes samedi
À Roubaix, Piktura, établissement supérieur en animation 2D, 3D, jeu vidéo et illustration, vient d'être labellisé RECA (Réseau des écoles françaises de cinéma d'animation) et a décroché 3 nouvelles certifications. De quoi attirer de nouveaux candidats ! Et ça tombe bien, l'école organise des portes ouvertes ce samedi. Son directeur Jérémy Theng, 49 ans, répond à l'Essentiel Lille.
Qu'est-ce qui différencie le parcours chez Piktura ?
"Nous sommes rattachés à l'université catholique de Lille et donc une des rares école en France à délivrer des diplômes sur le modèle LMD (licence-master-doctorat). Nous tenons à conjuguer théorie et pratique : nos cursus s'accompagnent de sciences humaines, sémiologie, philosophie… On encourage à développer un sujet en profondeur !"
"Concevoir une œuvre, c'est porter un propos fort ! On veut que nos étudiants apprennent à être de bons artistes, de bons techniciens, mais surtout qu'ils portent des messages qui ont du sens."
"Nos jeunes sont régulièrement récompensés. Le court-métrage Sublime, qui critique la société du paraître, a été projeté au festival d'Annecy. Dans Les Larmes de la Seine, Yanis Belaid mettait en images ce que ses proches lui avaient raconté du massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Il a remporté plus de 100 distinctions et Yanis s'apprête à sortir son 1er film cette année !"
Quel type de profils recherchez-vous ?
"On en recherche 3 : les concepteurs, les artistes et les techniciens."
"Les 1ers souhaitent raconter des histoires sans forcément avoir les outils. Ils savent imaginer des univers ou des mécaniques de jeux. Les 2ds ont souvent suivi un cursus en art ou obtenu un bac STD2A. À ceux-là, on va apprendre la technique sans oublier le dessin traditionnel. Les derniers ont des cheminements plus cartésiens. Ils vont amener un socle pour développer de nouvelles solutions logicielles, par exemple."
"Pour tous, Piktura a souhaité conserver un tronc commun avec des enseignements transversaux. Les étudiants n'ont pas besoin de choisir tout de suite la spécialité qu'ils veulent emprunter pour 5 ans !"
L'un des gros freins à l’entrée, c'est le coût de la formation. Comment vous attaquez-vous au problème ?
"On reçoit un peu + de 400 dossiers pour 118 places ouvertes. Pour sélectionner les candidats, il n'y a pas de concours, mais un classement sur la plateforme Parcoursup. Pour ceux qui ont un niveau insuffisant, mais des parcours intéressants, nous avons transformé notre classe préparatoire en année de 'remédiation'. C'est une année de transition vers la licence."
"Ainsi, toutes nos formations sont éligibles aux bourses du Crous et d'ailleurs, près de 40 % de nos étudiants sont boursiers. On décerne aussi des bourses d'excellence pour certains profils, jusqu'à 2 500 €. De +, nous ajustons le prix de la scolarité selon des barèmes sociaux : les plus aisés paient un peu + pour les moins bien lotis. C'est un système qui fonctionne très bien."
👉 Y aller : portes ouvertes samedi 7 mars sur inscription. Piktura EuraCreative/Plaine Images, 1, avenue Nicolas Boileau, Roubaix.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lille