Mercredi 10 septembre
Septembre en or : Donner pour la recherche sur les cancers pédiatriques à Lille
Rédigé par Olivia Cohen
Une mascotte est notamment présente pour amuser les enfants (crédit : COL).
Au centre régional de lutte contre le cancer Oscar Lambret, à Lille, cet après-midi, une cinquantaine d'enfants participent au "Jour en or", un moment festif dédié aux familles organisé dans le cadre de "Septembre en or".
En 2 mots
- Le but de cette journée ? "Fédérer les jeunes patients, les familles, les équipes médicales et les associations partenaires", explique Anne-Sophie Thomassin-Defachelles, cheffe du pôle d'oncologie pédiatrique, adolescents et jeunes adultes.
- Une cinquantaine de jeunes patients et leurs familles y participent avec au programme : des ateliers sportifs, des stands de pêche aux canards et de maquillage.
- Cette journée est organisée dans le cadre de "Septembre en or", qui vise à récolter des fonds pour la recherche sur les cancers pédiatriques.
En chiffres
- Chaque année en France, 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués d'un cancer. Dans le service du Dr Anne-Sophie Thomassin-Defachelles, "globalement, on prend en charge à peu près 120 nouveaux patients par an".
- "Les patients en cours de traitement sont de l'ordre de 240. Ce sont des traitements qui durent entre 1 an et 1 an et demi. Mais une fois les traitements terminés, on suit les enfants jusqu'à leurs 18 ans, ce qui fait que nous suivons au total 1 400 jeunes patients."
- Les familles savent de plus en plus qu'un enfant ou même un bébé peuvent développer un cancer, analyse la cheffe de service : "Ça fait 26 ans que je travaille au centre et il y a 20 ans, les gens ne s'imaginaient pas qu'on pouvait avoir un cancer en étant enfant."
Où en est la recherche ?
- "Les cancers pédiatriques ne sont pas des cancers d'organe comme chez l'adulte, ce sont des tumeurs qui se développent très vite, mais très sensibles aux médicaments. C'est ce qui nous permet d'obtenir des taux de guérison de l'ordre aujourd'hui de 80 % !"
- "Chez l'enfant, il y a 2 choses", rappelle le Dr Thomassin-Defachelles, "il faut d'abord guérir, puis guérir avec le moins de séquelles possible. L'enjeu de la recherche, à l'heure actuelle, c'est de chercher des traitements qui ont moins d'effets secondaires à long terme."
- "On a encore un certain nombre de médicaments qui donnent des stérilité complètes mais on commence à développer des prises en charge avec des préservation de la fertilité : on congèle des ovaires et des testicules avant de mettre en route les traitements."
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