Mardi 6 janvier
Grandiose et unique : l’orgue de Lyon célébré durant 6 jours
Rédigé par Léo Mourgeon
L'instrument aux 6 500 tuyaux dévoile toute sa splendeur durant une semaine (crédit : Nicolas Auproux).
Pendant 6 jours, l’Auditorium met en lumière un instrument rare en France et rappelle qu’il occupe une place bien vivante dans la création musicale contemporaine.
Les grandes lignes
- Ce mardi s’ouvre à Lyon la Biennale de l’orgue, portée par l’Auditorium-Orchestre national de Lyon. L’objectif : « sortir l’orgue de l’image figée qui l’associe uniquement aux églises et montrer qu’il est un instrument de concert à part entière », résume Claire Delamarche, conservatrice de l’instrument.
- Tous les 2 ans, la Biennale propose un temps fort au sein d’une programmation où l’orgue est déjà très présent. Concerts, rencontres, formats jeune public : « On veut montrer que l’orgue a sa place dans la société d’aujourd’hui, au même titre que n’importe quel autre instrument », insiste-t-elle.
- Cette édition s’articule autour d’un thème fédérateur et on ne peut plus contemporain, l’écologie, pour toucher au-delà du public mélomane habituel.
Ce qui compte
- Au cœur de l’événement, il y a bien sûr l’orgue de l’Auditorium. Construit en 1878 pour le palais du Trocadéro à Paris en marge de l’Exposition universelle, puis installé au palais Chaillot (Paris) avant d’arriver à Lyon en 1977, il n’a jamais été destiné au culte.
- « C’est un orgue de salle de concert, pensé dès l’origine pour dialoguer avec l’orchestre et le public », rappelle Claire Delamarche. Saint-Saëns, Fauré, Liszt et même Debussy ont joué ou se sont inspirés de l’instrument.
- Avec 82 jeux et environ 6 500 tuyaux, l’instrument est l’un des plus imposants du continent. « L’orgue peut produire à lui seul une richesse de timbres et une puissance comparables à celles d’un orchestre symphonique », souligne la conservatrice.
- Restauré en 2013, il bénéficie aujourd’hui de conditions idéales : « Ici, la température est stable, il tient bien l’accord et le facteur intervient seulement 4 fois par an. » C’est « un privilège rare, les Lyonnais doivent en avoir conscience », conclut Claire Delamarche.
À quoi s’attendre ?
- La Biennale mêle formats classiques et propositions hybrides. Le temps fort symphonique Le souffle de la forêt côtoie un ciné-concert sur Tabou de Murnau, improvisé à l’orgue, des concerts commentés dès 7 ans et une table ronde gratuite sur le rôle de l’art face aux enjeux écologiques.
- « Il ne faut pas s’attendre à une simple expérience sonore, mais à une expérience visuelle et intellectuelle », prévient Claire Delamarche. Le programme complet et la billetterie sont disponibles ici.
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