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Jeudi 24 juillet

En Auvergne-Rhône-Alpes, « la maintenance des routes est le parent pauvre des budgets »

Rédigé par Adrien Giraud
Le président du syndicat local des Routes de France déplore le manque d'entretien de certaines voies existantes (crédit : Route de France).

Reconduit à la tête du syndicat Routes de France Auvergne-Rhône-Alpes pour un mandat de 3 ans, Thierry Morel explique comment le réseau routier régional doit s’adapter à des mobilités de plus en plus variées, tout en réduisant son empreinte carbone.

Quels sont les objectifs du syndicat Routes de France AURA ?

« Notre mission est de fédérer tous les acteurs industriels qui participent à la fabrication d’enrobés routiers. »

« L’enrobé, c’est la surface sur laquelle on circule : un mélange de granulats (des cailloux) chauffés pour être bien secs, puis associés à du bitume, à une température comprise entre 135 et 190 °C. »

« Le syndicat représente 200 entreprises et agences en AURA, soit environ 14 000 emplois directs pour un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards €. »

Quel est l’état du réseau routier dans la région ?

« En Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau routier s’étend sur plus de 150 000 km, incluant les autoroutes, les routes nationales, départementales et communales. »

« L’entretien des autoroutes est financé par les péages, mais pour le reste, ce sont les collectivités locales – communes et départements – qui doivent assumer les coûts. Or, on sent un désengagement croissant des maîtres d’ouvrage sur ces segments. »

« Il n’y a pas, à ce jour, de routes fermées faute d’entretien, mais certains axes sont très dégradés. Avec la baisse des budgets départementaux, on voit bien que la maintenance routière est devenue le parent pauvre des investissements publics. »

Comment la route peut-elle s’adapter aux enjeux de décarbonation ?

« C’est factuel, la route est historiquement un gros émetteur de carbone, mais elle est essentielle au fonctionnement du pays. »

« On peut jouer sur les usages – par exemple en limitant les déplacements inutiles et en diversifiant les typologies (pistes cyclables, voies réservées, etc.) – mais c’est aussi la responsabilité individuelle. »

« De notre côté, nous travaillons depuis plusieurs années à rendre nos usines plus vertueuses. Notre région est également très avancée dans le développement d’enrobé perméable qui laisse s’écouler l’eau de pluie dans les nappes. »

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