Mardi 14 octobre
Comment le lyonnais ParuVendu veut retrouver sa place ?
Rédigé par Léo Mourgeon
Après sa chute en 2011, l'iconique journal de petites annonces remonte doucement mais sûrement la pente (crédit : ParuVendu.fr).
Né il y a 25 ans, le journal historique de petites annonces n’a jamais cessé d’étonner. Après avoir connu la gloire, puis la faillite, ce qui est aujourd’hui un site internet signe un nouveau chapitre de son histoire, avec l’ambition de redevenir un acteur indépendant face aux géants du web.
On rembobine
- L’aventure débute en 2000. À l’époque, Paru Vendu est un hebdomadaire papier gratuit tiré à 19 M d’exemplaires. L’entreprise lyonnaise, alors propriété du groupe Hersant Média, compte plus de 3 000 salariés et règne sur la petite annonce.
- Mais la vague Internet renverse tout. En 2011, faute de transition numérique, la Comareg, maison mère du titre, est placée en liquidation judiciaire. 1 650 salariés perdent leur emploi et le journal cesse de paraître.
Le retour
- Quelques années plus tard, l’entrepreneur lyonnais Laurent Radix rachète la marque et la relance sur le net sous le nom ParuVendu.fr. L’objectif : digitaliser un rendez-vous populaire et de proximité.
- Le pari fonctionne. En 2019, le site affiche 15 M € de chiffre d’affaires, 8 M de visiteurs mensuels et plus de 6 500 clients professionnels. Les services (immobilier, auto, emploi, seconde main) sont gratuits pour les particuliers et vérifiés à la main par une équipe toujours basée à la Part-Dieu.
- ParuVendu rachète même MonDebarras.fr et TopAnnonces.fr, et relance un réseau de journaux locaux dans plusieurs dizaines de villes moyennes.
Et maintenant ?
- En 2025, ParuVendu fête ses 25 ans et poursuit son virage numérique. Son intégration au groupe Arche Immobilier & Services (Laforêt, Century 21, Bien’ici…) lui ouvre de nouveaux horizons.
- Avec le programme Convergence, développé avec Bien’ici, la marque veut offrir aux agences immobilières une diffusion d’annonces plus puissante, plus économique et plus indépendante.
- Fidèle à son esprit d’origine, Laurent Radix résume : « On n’a jamais eu vocation à être les premiers. On veut juste montrer qu’on peut être libres, indépendants et utiles. »
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