Vendredi 7 novembre
Katy Perry, Lady Gaga, Jamiroquai : Un mois étoilé pour les 2 ans de la LDLC Arena à Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
Le chiffre d'affaires de la salle devrait doubler sur l'exercice 2025 (crédit : ThrillStage).
Katy Perry, Lady Gaga, Jamiroquai, Jean-Louis Aubert vont illuminer Décines ces prochaines semaines. En à peine 24 mois d’activité, la salle multifonction est devenue un poids lourd du spectacle en France, et un atout majeur pour la métropole. Analyse.
Le contexte
- Ce vendredi, Katy Perry fait escale à Décines pour un concert complet, symbole du succès de la LDLC Arena. Inaugurée en novembre 2023, la salle ne dépend plus de l’Olympique lyonnais mais du groupe privé Holnest, dirigé par Alexandre Aulas.
- Dommage pour le club, car l’équipement est devenu un moteur culturel et économique sans précédent. Conçue pour accueillir concerts, e-sport et événements sportifs, elle a rapidement trouvé son public et ses résidents.
- En 2 ans, la plus grande arena de France (hors Paris) a réussi là où d’autres peinent : faire venir les stars internationales et fédérer un public de tout âge autour d’une programmation populaire, entre catch, basket, rock, pop et musiques électroniques.
En chiffres
- Depuis son ouverture, plus de 140 événements ont eu lieu, dont 115 prévu rien qu’en 2025. La grande salle peut accueillir jusqu’à 16 000 personnes, complétée, depuis la semaine dernière, par la Fiducial Astéria (3 500 places).
- Près de 75 % de la programmation concerne les concerts, contre 20 % pour les événements d’entreprises et 5 % pour le sport.
- Une cinquantaine de salariés permanents font tourner la structure, dont le chiffre d’affaires a dépassé 20 M€ en 2024, avec un objectif doublé en 2025 largement envisageable.
La suite
- ThrillStage, l’exploitant, veut consolider un modèle fondé sur la « qualité d’accueil et l’intégration des services » : billetterie, loges, régie. L’ouverture de la Fiducial Astéria permet désormais d’élargir l’offre aux concerts plus « underground » et aux soirées professionnelles.
- En ligne de mire : le tournoi de tennis ATP 250 en 2026, le Mondial de hockey 2028 ou encore les JO 2030. Reste à voir si la multiplication des salles autour de Lyon ne finira pas par saturer le marché culturel local. La Halle Tony-Garnier, principale concurrente, a par exemple observé une baisse de 19 % de son nombre de jours d’ouverture.
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