Mercredi 3 décembre
Lyon veut remettre les marchandises sur l’eau
Rédigé par Léo Mourgeon
L’axe Rhône–Saône pourrait accueillir 4 fois plus de trafic qu’actuellement (crédit : Adobe Stock).
Le salon Riverdating réunit ce mercredi des centaines d’acteurs de la logistique pour imaginer un usage plus large du Rhône et de la Saône.
Ce qui se passe
- Riverdating s’installe au Centre de Congrès pour 2 jours dédiés au transport fluvial. L’événement rassemble chargeurs, transporteurs, ports, logisticiens et collectivités venus chercher des solutions concrètes pour déplacer davantage de marchandises par voie d’eau.
- Organisé par Voies navigables de France, il fonctionne comme un immense « marché de projets » où se succèdent conférences, rendez-vous ciblés et rencontres express.
- « L’axe Rhône–Saône peut absorber bien plus de trafic qu’il y a quelques années, au moins 4 fois plus », lance Christophe Wendling, directeur territorial Rhône Saône de VNF.
En chiffres
- Le bassin Rhône–Saône représente environ 12 % du trafic fluvial national, soit plus de 6,3 M de tonnes transportées chaque année et près de 1,3 Md de tonnes-kilomètres (masses × distance).
- Une centaine d’embarcations circulent en moyenne chaque jour. Les objectifs nationaux visent une hausse de 50 % du fret fluvial d’ici à 2030, afin de réduire la pression routière et les émissions liées au transport de marchandises.
Ce qui compte
- À Lyon, le salon tombe à pic. La Métropole et VNF travaillent depuis plusieurs mois sur de nouveaux usages du Rhône et de la Saône, du port Édouard-Herriot jusqu’aux quais urbains.
- Entre matériaux de construction, conteneurs ou logistique du dernier kilomètre, plusieurs pistes émergent pour réintroduire le fleuve dans les flux métropolitains. « Lyon cherche des solutions pour limiter les camions et gagner en résilience », estime Christophe Wendling.
- « Le fluvial peut devenir un pilier de cette stratégie si les acteurs avancent ensemble, et c’est le but de Riverdating. » Selon lui, le rendez-vous arrive « au moment où les territoires ont besoin d’accélérer », alors que les projets de report modal se multiplient sur l’axe méditerranéen–Rhône–Saône.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon