Mardi 27 janvier
Lylö, une station de traitement d'eau anti PFAS made in Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
L'entreprise a vendu 500 unités en quelques mois (crédit : Talassa).
Face aux inquiétudes croissantes autour des polluants éternels, une PME de la métropole propose une nouvelle solution pour sécuriser l’eau du quotidien, directement à la maison.
La genèse
- Installée à Brignais, Talassa travaille depuis près de 20 ans sur la qualité de l’eau du robinet. Adoucisseurs, filtration, traitement du calcaire… l’entreprise a d’abord visé large, avec environ 11 000 adoucisseurs domestiques vendus chaque année.
- Mais le contexte a changé. « On nous parlait surtout de tartre ou de goût du chlore. Aujourd’hui, la question des PFAS est devenue centrale, surtout autour de Lyon », observe Jean-Christophe Meynand, fondateur et dirigeant.
- Ces substances chimiques très persistantes sont surveillées de près, avec des normes appelées à se durcir dès 2026. Pour Talassa, il fallait aller plus loin que les solutions existantes et proposer un traitement global, pensé pour l’ensemble du foyer.
Comment ça marche ?
- Baptisée Lylö, la station se raccorde à l’arrivée d’eau générale du logement. « L’idée était simple : traiter toute l’eau, pas seulement celle que l’on boit », résume Jean-Christophe Meynand.
- Le système combine 3 étapes : une filtration mécanique pour retenir les particules, un adoucissement par échange d’ions contre le calcaire, puis un média filtrant à base de charbon actif capable de capter chlore, pesticides et jusqu’à 26 PFAS identifiés.
- Pour un foyer de 4 personnes, l’appareil couvre une consommation moyenne de 110 m³ par an entre 2 maintenances. « On s’engage sur une année sans calcaire, sans chlore et sans PFAS », insiste le dirigeant. Commercialisée autour de 1 800 €, la station se positionne comme une alternative aux filtres ponctuels ou à l’eau en bouteille.
La suite
- Déjà écoulée à 500 exemplaires, Lylö doit devenir un moteur de croissance pour Talassa, qui vise jusqu’à 20 % de hausse d’activité en 2026. La PME, forte d’une trentaine de salariés et de 8,8 M€ de chiffre d’affaires attendus, investit aussi dans l’agrandissement de son site de Brignais.
- « Nous passons à l’échelle industrielle tout en restant sur du made in France », souligne Jean-Christophe Meynand. Distribuée via les réseaux professionnels comme Cedeo ou Tereva, la solution entend répondre à une attente très locale : boire, cuisiner et se laver avec une eau plus sûre.
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