Mercredi 10 juin
40 M€ pour MyMarguerit, acteur lyonnais du « leasing bovin »
Rédigé par Léo Mourgeon
Le fonds aurait sous gestion environ 40 000 têtes réparties sur le territoire français (crédit : Adobe Stock).
Une société installée à Dardilly confirme l'attrait grandissant des placements alternatifs en atteignant un nouveau seuil de développement.
Le principe
- Investir dans des vaches plutôt que dans des actions ou de l'immobilier. C'est le pari de MyMarguerit, une société créée à Lyon et basée dans la métropole, qui permet de financer l'achat de bovins.
- Entre les terres, les bâtiments, les équipements et le troupeau, le coût d'une exploitation peut rapidement atteindre le million d'euros. Le modèle proposé consiste à faire acquérir des bovins par des particuliers avant de les louer à des éleveurs partenaires. Ceux-ci peuvent ainsi agrandir leur troupeau sans mobiliser davantage de capitaux.
- L'entreprise, enregistrée auprès de l'AMF, présente son dispositif comme une manière d'allier placement financier et soutien à l'agriculture française.
Les repères
- MyMarguerit vient de franchir la barre des 40 M€ sous gestion. La société revendique une année 2025 record avec une collecte doublée.
- La dynamique semble se poursuivre en 2026 avec un 1ᵉʳ trimestre historique marqué par une nouvelle hausse de la collecte et 3 fois plus de nouveaux clients qu'un an auparavant. Plus de 5 000 épargnants ont désormais rejoint le dispositif.
- Pour Carl Darjinoff, directeur de la relation investisseurs, la recette tient à une promesse : « proposer d'investir dans le vivant, au cœur de l'économie réelle ».
Entre les lignes
- La progression de l'entreprise illustre une tendance plus large. Dans un contexte de marchés financiers instables, certains investisseurs recherchent des placements adossés à des actifs physiques.
- MyMarguerit affirme aujourd'hui gérer plus de 40 000 bovins répartis sur le territoire français, ce qui en ferait le plus grand cheptel détenu par des investisseurs en Europe.
- La structure met en avant un objectif de performance supérieur à 5 % par an sur le long terme ainsi qu'une contribution non pécuniaire à la souveraineté alimentaire.
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